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 Les légendes de Nedghast

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Klymenos
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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Ven 15 Nov - 21:55

( HRP : Comme c'est le JT, ça passe, petit salaud. Je tente quelque chose pour que tes magouilles puissent s'épanouir. On continue dans la géopolitique interstellaire en attendant que notre petite aventure reparte. )

Remous dans l'opinion publique Athonite, et manœuvres en diplomatie inter-mondiale.

Les négociations entre les deux représentants des nations hiérarques et athonites avaient porté leurs fruits, puisque, suite à la violente intrusion d'Artémis sur Illyria III, ces dernières avaient collaboré pour éradiquer le puissant consortium mercenaire, qui avait fait usage d'armes vicieuses et déloyales. Les intrusions de leurs drones miniaturisés avaient été particulièrement mal vécues par les Tiers-Illyriens, qui n'avaient, dans les premiers temps de l'offensive, pas su contrer ces machines dont l'emploi n'avait pas été prévu, et qui apparaissaient et disparaissaient sans crier gare, avec une rapidité d'insecte, frappant et tuant vicieusement. Il avait fallu l'intervention de la Quatrième Flotte Athonite et de la prestigieuse Troisième Flotte Hiérarque pour se débarrasser des mercenaires qui avaient débordé la milice Tiers-Illyrienne dans un premier temps, ce qui avait d'ailleurs été prévu par le Bureau, qui lui avait assigné, à long terme, avant tout, un rôle de harcèlement et de guérilla. L'intervention combinée des deux flottes ne laissa pas le temps aux miliciens de faire leur office, Artémis s'étant faite balayer en quelques jours.

Des enseignements militaires furent tirés, par le haut commandement athonite, de l'opération subie par Illyria III. Le nouveau type de drones dont les mercenaires avaient usé n'était pas bien connu, étant donné que jusque là, on ne l'avait considéré qu'en tant que prototype. Son apparition massive témoignait d'un retard technologique certain, ce qui alarma le Bureau qui demanda en secret une augmentation substantielle de ses crédits en Développement et Recherche. Devant l'inquiétude des militaires, et malgré l'opposition de certains religieux, qui souhaitaient voir alloués ces crédits dans l'éducation et la construction de monastères voués à l'accueil de malades mentaux, Patriarche Eusèphon en tête, quelques dizaines de milliards de couronnes furent allouées à l'innovation et à la recherche militaire. On pourrait penser qu'un puissant lobby militaro-industriel s'en eût frotté les mains, mais nenni car une grande industrie centralisée et privée, comme il en existait ailleurs, n'avait pas pu éclore en RFA. Tout ce qui n'était pas les grands vaisseaux, croiseurs, mastodontes blindés spatiaux ou terrestres, était fabriqué localement, par de petites manufactures artisanales très dispersées, toute la population active contribuant à "l'effort de guerre en temps de paix" comme on disait avec humour, puisque c'était l'honneur de chaque adulte d'avoir à son actif la fabrication de plusieurs armes de différents types, du fusil sniper au pistolet automatique, en passant par la mitrailleuse, voire la jeep ou la moto de combat pour les grands bricoleurs. Tout était entreposé dans les locaux de la Milice et de l'Armée, de sorte qu'on pouvait y avoir accès très vite en cas d'urgence. Il y avait pour le reste, bien sûr une véritable industrie de guerre, mais celle ci était entièrement publique, et les forts crédits et subventions dont elle disposait faisaient qu'elle ressentait la plupart du temps, peu de besoin d'exercer une pression sur le gouvernement, étant déjà fort gâtée, au détriment d'autres secteurs, clamaient certains.
Quoiqu'il en soit, les Athonites étaient sportifs et savaient apprécier une main tendue : aussi- et quoiqu'en haut-lieu on sût bien que l'aide apportée par la Hiérarchie n'était pas une action de bon samaritain, mais le fruit d'un calcul froid, et d'une volonté, dans une époque de rapports tendus entre les grandes nations, de ne pas se faire d'ennemis supplémentaires, voire de se faire des soutiens-on décida de leur faire honneur.
Des festivités, durant une semaine, furent proclamées sur toute la surface d'Illyria III, auxquelles furent conviées les troupes hiérarques, officiers comme soldats, suivi d'un défilé militaire auquel ils purent participer, en rase campagne, et auquel le dixième des quelques millions de colons qui peuplaient la petite planète, assistèrent.

Les choses n'étaient cependant pas aussi simples dans les faits qu'en apparence, et déjà l'on glosait sur le caractère intéressé d'une telle aide.

La RFA ayant contacté l'Imperium dans le cadre d'une éventuelle guerre avec la Hiérarchie avait peut être alerté la diplomatique hiérarque, qui aurait pu s'ombrager de voir un voisin basculer dans l'orbite de leur puissant rival. Aussi, ce soutien inattendu avait eu le mérite de bouleverser très vite l'image que l'on se faisait de la Hiérarchie en RFA.

Quoique certains virent aussi dans cette éradication d'Artémis la preuve d'un double jeu mené par le Primarque : d'un côté éliminer un groupe trop direct et violent, et se faire bien voir, pour en même temps, et souterrainement, mieux comploter contre Athos et saper la société et les valeurs athonites par un lent et insidieux travail. Aide économique, apparemment innocente, à la reconstruction d'Ilyria III menant d'une façon plus subtile que précédemment, à l'intrusion en terres républicaines d'un modèle capitaliste.
Ce qui pouvait passer pour un théorie du complot et pour de la paranoïa avait été sérieusement envisagé par le Patriarche et le Président Kusmane, qui s'étaient étonnés de l'intervention rapide de la Flotte Hiérarque, trop rapide peut-être à leur goût, n'ayant guère laissé le temps à la Quatrième Flotte Athonite de résoudre toute seule le problème Artémis. Ce qui était au départ une main tendue, devint dans l'esprit de certains une grave ingérence dans les affaires athonites, qui pouvait très bien se battre toute seule. Ainsi, un sentiment anti-hiérarque présent parmi une maigre partie de la population athonite s'amplifia : l'aide militaire devint une insulte. "Les Hiérarques se croient chez eux partout : ils se comportent comme un homme dont l'enfant, ayant malencontreusement, en jouant au ballon, expédié ce dernier chez un voisin et cassé une vitre en passant, s'introduirait chez ce dernier sans en demander la permission pour récupérer la balle.", tel était un des points clés du ressentiment anti-hiérarque de esprits sombres.

Bref, l'on s'étonnait de l'intervention de la Flotte, soit pour la louer, soit pour en dénoncer l'extrême spontanéité et les raisons occultes.
Il n'en restait pas moins, quelles que furent les motivations secrètes du Primarque en envoyant sa flotte combattre Artémis, que le gouvernement républicain lui devait quelque chose, et qu'un dialogue avait été entamé, qui contribuait à désenclaver la RFA, qui jusque là avait eu des rapports diplomatiques réduits au strict nécessaire. L'occasion était trop belle de se faire des alliés dans ce Secteur vaste et froid, ou du moins de nouer des rapports à peu près normaux.

Ceci, malgré l'opposition d'une frange des élites athonites qui voyaient d'un mauvais œil toutes ces tentatives d'ouverture : l'isolement de la RFA faisait aussi sa force et son originalité, et comme les règles de Dieu n'étaient pas celles des hommes et du monde, l'on risquait, à trop fréquenter la seconde catégorie, de se perdre et de s'éloigner du Seigneur.
Le gouvernement républicain n'était pas loin de partager cet avis, mais les froides réalités de la politique le concernaient malgré tout : on ferait donc ce que l'on avait prévu, tout en finesse diplomatique, mais avec la plus extrême méfiance : il s'agirait de tester le potentiel "partenaire", de comprendre ses motivations et ses intérêts.

Aussi, avait-on, pour remercier officiellement le gouvernement Hiérarque de son intervention rapide et de son attitude médiatrice et avisée, d'organiser une rencontre entre le Primarque et le Président, ainsi qu'avec le Patriarche. Si les hiérarques acceptaient, ce serait la première réunion au sommet entre les leaders athonites et ceux de l'extérieur dans l'histoire de la RFA.
Comment l'Impérium accepterait-un tel retournement diplomatique ? C'était ce que l'on essayait aussi de savoir en RFA, d'où l'on avait envoyé des espions, mais qui avait aussi proposé une entrevue officielle entre les ambassadeurs des deux nations pour "flairer" ces gens-là...
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pylz-killer
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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Jeu 21 Nov - 13:20

Avec la remise en fonction de ses locaux nationaux, le INN est de retour! Présent sur plus de  764 mondes en hautes définition holo, nous couvrons tous les évènements de notre cher Impérium, depuis les combats apocalyptiques du système Azyma-5 pour la possession et la sécurisation de la frange spatiale, jusqu'aux retransmissions tous-supports de la finale Galactique de Rollerball, INN vous tiens informés, pour toujours!




Azyma-III proeliis violentus


Suite à l'invasion tryclonne du système Azyma-3 en M34, la guerre fait toujours rage pour le contrôle de ce système frontière clé, situé loin dans les Franges Extérieures sud. La stabilité de toute une partie de l'Impérium découle du contrôle de ce corridor vers l'intérieur de notre territoire.

Mais la Garde veille! C'est avec courage et honneur qu'elle se bat sans relâche pour exterminer les tryclons parasitant le système, et c'est de tout notre cœur que nous les soutenons depuis l'arrière.

Vis Scire?

Achetez des tickets de guerre et soutenez les soldats qui combattent pour vous! Renseignez vous auprès de votre agence du Munitorum la plus proche dès aujourd'hui. Pour la Gloire de l'Impérium!





Interitum Typhon Primaris


Toujours dans la système Azyma-3, nous venons d'apprendre l'Exterminatus de Typhon Primaris. Le monde, selon les informations officielles, était perdu et aurait pu servir aux Tryclons à établir une porte de Saut orbitale.
Voici pour vous en prime-time les quelques images que nous avons pu recueillir!







Politica tensiones inter Hierarchia et RFA



C'est avec étonnement et énervement  que les diplomates impériaux répondirent aux tensions entre Atonites et Hiérarques. L'Impérator a lui même été entendu et, pour lui ce conflit était, je cite "des plus inutiles, alors que les incursions tryclones et peaux-vertes sont plus virulentes que jamais, nous devons faire front et combattre ensemble, pas entre nous".
Selon nos contacts au sein de l'Adeptus Diplomatica, l'Impérium ne comptait soutenir aucun des deux belligérants mais désapprouvait fermement le conflit.

Néanmoins, compte tenu des récents développement côté athonite, l'Impérium se dit prêt à entamer des négociations, peut-importe lesquelles avec la RFA.

Vis Scire?



Ordo Malleus statim iussit claudum ad pertractatio Immaterium !

Les Ordros Inquisitoriaux, et l'Ordo Malleus en particulier, expriment leurs plus vives inquiétudes quand à l'utilisation irréfléchie que fait la Hiérarchie de l'Immatérium. Ce n'est pas quelque chose qui peut-être pris à la légère, et le Grand Inquisiteur lui-même somme les services hiérarques "d’arrêter, retirer de la vente et détruire tous les matériels servant à utiliser ou entrer en contact, de quelque manière que ce soit, avec l'Immatérium".

Vis Scire?


XIII festi tenuit "Galaxia Destructors"

L'opening de la treizième session du festival "Galaxia Destructor" est dans un mois, et déjà pas moins des trois quart des places ont été vendues. Nous rappelons que cette année, le festival aura lieu en territoire hiérarque. Un forfait transport spatial peut être compris avec l'achat de la place.

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Les trois règles de l'admin :
-L'admin a toujours raison.
-L'admin en sait toujours plus que toi.
-Si l'admin a tord, se reporter à la première règle.


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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Jeu 21 Nov - 13:31

En orbite de Ast

Quelques temps auparavant :

Attendez, je n'avais compris que vous étiez seul ? Qu'est-ce que vous faites sans personne dans ce coin perdu ? Vous travaillez en freelance ?

Au jugé de sa réaction, c'était donc une personne en laquelle on pouvait avoir un minimum de confiance. Mais Roderick ne lui confierais surement pas les clefs de ses modules de stockage.  Après avoir répondu par l'affirmative - qu'avait-il à perdre ? - il entra les coordonnées dans l'ordinateur de bord  tout en enfilant son exo-armure complète et en vérifiant ses armes. Il s'installa par la suite aux commandes afin de superviser la descente...

Actuellement

Roderick se trouvait aux commandes de sa navettes atmosphérique. Il était toujours accompagné du Madré, et entamait désormais sa descente vers la localisation supposée des signaux qu'ils avaient captés depuis l'orbite de la planète. Le mineur espérait vivement qu'il reste quelque chose de vivant à la surface du monde, après ce qu'ils avaient vu en orbite....
Dans le pire des cas, ils pourraient toujours faire de la récupération et effectuer les réparations eux-même, mais cela leur prendrais sans doute un temps faramineux, même aidés des drones et des droïdes du chasseur de primes.

La descente était fastidieuse. Des la poussière compacte et des vents ultra-violents obligeaient sans cesse l'ordinateur de vol à corriger la trajectoire, et il ne pouvaient absolument rien voir au-delà des images radars et infrarouges. Le monde, vu par l'ouverture de pilotage avant, se limitait à une sorte de teinture maronnasse uniforme. Roderick envoya les identifications de la navette à l'endroit où ils étaient supposés se poser, puis s'adressa à son compagnon d'infortune :

-Madré, tenez vous prêt. Atterrissage dans cinquante secondes. J'espère que vos armes et votre combi sont activés, parce que je ne sais absolument pas sur quoi nous risquons de tomber une fois en bas. Couvrez la sortie du vaisseau le temps que je le désactive, puis je vous rejoindrais. C'est bon pour vous?

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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Ven 22 Nov - 21:04

A bord de la navette, en surface de Ast

Le Madré jeta un regard en coin à son compagnon d'infortune. Il avait toujours mal supporté les descentes atmosphériques dans ce genre de condition, qui lui donnaient de violents vertiges, ce que l'on appelait le mal atmosphérique. Tout allait bien tant qu'il se trouvait dans l'espace, mais la pénétration dans le ciel d'une planète lui était souvent pénible, sans parler des vents violents qui agitaient Ast. De plus, l'aspect ravagé et mort de la planète vers laquelle ils se dirigeaient l'inquiétait, autant qu'il le déprimait. Waldman n'était certainement pas un imbécile, et si il l'avait conduit ici, c'est que ce monde était connu pour être, non forcément accueillant, mais raisonnablement pourvu pour des voyageurs. L'aspect désert de la station orbitale avait provoqué chez lui une montée d'adrénaline, et il s'était attendu par ailleurs à une attaque de la part d'éventuels maraudeurs, orks, tryclons, ou quelque autre des horreurs qui se tapissaient, disait-on, dans ces coins reculés du Secteur Nedghast.

-Bon ? Ouais, même si je ne suis pas habitué à ce genre de descentes. L'état du monde ne me dit rien qui vaille, vous savez, ça sent même carrément le roussi si vous voulez mon avis. Je suggère, une fois arrivés, qu'on se contente du minimum, et une fois fait ce qu'on a à faire, qu'on mette les bouts vite fait.

Tout en terminant sa phrase, il tapotait sur l'hologramme de communications situé sur son brassard d'avant-bras, envoyant ses coordonnées d'atterrissage à son droïde second, de façon à ce qu'en cas de problèmes, et de destruction de la navette, le Xénophon arrive en renfort, boucliers et batteries prêts, ainsi qu'en cas de nécessité d'évacuation. Willos n'avait en effet pas confiance en cette navette fragile et facilement sabotable ou subtilisable.

Il était inquiet et s'attendait à ce que leur navette soit attaquée assez vite, et détruite. Et la barge Atlas, de par sa dimension, n'avait pas la manœuvrabilité suffisant pour se rendre en surface sans attirer l'attention et bluffer d'éventuels poursuivants.

Il proposa d'ailleurs cette solution de secours à Waldman. Suite à sa réponse, il se dirigea vers la rampe de sortie, fusils en bandoulière accrochés à son dos, et les pistolets qu'il ne tenait pas en main pendouillaient à sa ceinture.

Lu dans la Brève des Etoiles, journal d'analyse de politique interstellaire athonite.

Il ne sera pas dit, alors que les négociations athonites/hiérarques se poursuivent quand à une rencontre entre les dirigeants des deux nations, que notre pays a l'intention de ne jouer qu'une seule carte. Realpolitik oblige, et quoiqu'en pense le clergé, qui ne sera par ailleurs peut-être pas le seul à s'en scandaliser, des négociations ont été également entreprises avec les représentants de l'Imperium.
La RFA ferait-elle du pied à tous les bons partis ? Ceux qui ne s'occupent pas de politique, ou la considèrent comme secondaire en vue de facteurs plus importants , ce qui finalement revient au même, porteront sans nul doute cette accusation à notre gouvernement.

Pourtant, le respect de la Parole et la volonté d'accomplir les préceptes de l'Evangile, enfin de réaliser sur terre l'Incarnation du Verbe Divin dans toute la société, ne peuvent malheureusement, empêcher que nous nous sommes inscrits dans le processus politique et diplomatique galactique, pour le meilleur et pour le pire, et que nous devons jouer le jeu.

Rappelons par ailleurs qu'en tant que petite nation, nous sommes réduits, si désagréable que ce soit, à courtiser les grands. Les contempteurs de l'actuelle politique auraient-ils vu, en cas de guerre avec la Hiérarchie, l'intervention de l'Imperium à nos côtés aussi défavorablement que les actuels pourparlers ? Ceux-là ne reprochaient certainement pas à notre diplomatie de tenter de s'attirer les faveurs de l'Imperium au temps de la crise dont nous sortons à peine, et où nous pourrions si facilement replonger !
En fin de compte, que cherchons-nous auprès de l'Imperium ? Rien de plus, ainsi que du côté de la Hiérarchie, par ailleurs, qu'une reconnaissance d'amitié, un éventuel projet de défense commun, la paix, enfin ! Nos luttes passées contre les orks et la menace trychlon nous ont appris ce que signifie se battre seul, les difficultés que cela implique, et nous avons vu, par l'étude des crises militaires de nos voisins, ce qui arrive lorsqu'on se bat solitairement.
La difficulté sera bien certainement de ménager notre indépendance, notre autarcie et notre souveraineté face à des intérêts nombreux et compliqués chez nos voisins.

Nous ne devons pas oublier que ce sont ces intérêts privés, qui influent parfois tellement sur le politique, qui ont failli déclencher une catastrophe avec la Hiérarchie. Néanmoins, que cela ne nous pousse pas non plus à non calfeutrer d'une façon autistique, refusant tout contact avec l'extérieur. Laissons une chance à nos diplomates qui luttent en ce moment pour organiser une rencontre entre les Ambassadeurs de nos nations respectives, en prévision d'une tournée diplomatique du Président et du Patriarche, à travers le Secteur Nedghast.



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Hotep
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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Mar 26 Nov - 23:02

Continent, Ast

Mathias avait du mal à discerner cet écho lointain qui tentait de se frayer un chemin vers lui. Il l’entendait, son esprit y prêtait attention un instant avant de s’en détacher, des contactes sporadiques. Avant le cataclysme, Mathias rêvait peu, à vrai dire pas du tout, ses sommeils ressemblaient plus à des comas noirs et vides que les différentes sensations extérieures piquaient de scintillements légers et éparses. Il avait lu dans des rapports sur l’unisphère que les hommes cryogénisés ressentaient le même néant de sensations, à l’époque ça le rassurait de se sentir proche d’eux par ce biais même infimement. Ses rêves entre deux cycles s’étaient emplis d’une myriade de sensations depuis, il ne savait pas si ceux-ci avaient un sens. Il se posait des questions au moins, le rendant peut être le seul être encore humain ici.
L’écho, c’était Mike. Mathias sortit de sa phase de sommeil, progressivement les données affluèrent autour de lui formant des strates d’écrans superposées avec à la surface l’icone caractéristique de Mike, une tête de loup rouge et grognante vue de profil. Il ferma rapidement les deux tiers des fenêtres inutiles, puis sélectionna l’icone. Celui-ci afficha une carte de la ville et de ses alentours, des petits symboles triangulaires suivis de pointillées représentaient les différents drones d’observation survolant la ville. Mathias sortait rarement et à vrai dire il n’en avait pas besoin, il pouvait tout obtenir en restant ici à l’abri des tempêtes ioniques et du sable corrosif, Mike assurait sa sécurité et ce bâtiment avait assez de vivres pour tenir jusqu’au prochain siècle toutefois il préférait garder un œil sur ses derniers citoyens, leurs capacités cognitives avaient beau être l’ombre de ce qu’elles étaient ils les avaient tous connu avant la catastrophe, si jamais ils avaient une réminiscence de leur passés, lui et tous ceux qu’il commandait encourrerait un danger bien plus terrible que ceux de cette vie actuelle. Des points rouges montraient leur dernières positions tandis que des points bleus représentaient ses compagnons, tout était normal, seul deux points verts sortaient du lots. L’icone de Mike ouvrait et fermait sa gueule, Mathias autorisa le canal de discutions. Il avait une façon très formel de communiquer avec lui, une manière qui lui déplaisait beaucoup. Contrairement à lui Mike était plutôt limité, non qu’il était idiot il excellait dans ce qu’il faisait mais à part sa tache le reste ne l’intéressait guère
- Mathias connecté, cycle de sommeil interrompu, début du cycle d’éveil. Mike vous avez interrompu prématurément la rotation, demande rapport.
Il attendit durant plusieurs secondes la réponse de Mike, il n’avait pas l’habitude de le faire patienter.
- Mike connecté, bonjour commandant bien dormi ? Durant votre sommeil nous avons essuyé plus de sept attaques de la part des citoyens des différents districts, nous avons perdu 3 unités dans les combats et deux autres sont encore en réparation. Leur fonctionnements et leur attaques sont de plus en plus coordonnés, preuve en est les dégâts qu’ils ont réussi à provoquer. D’après les microdrones de surveillance infiltrés dans les camps, une nouvelle entité dirigeante a émergé. Je recommande son élimination immédiate.
- Mike, vous n’avez pas besoin de moi pour gérer ce genre de situation, ces informations pouvaient atteindre la fin du cycle.
- Ce n’est pas tout, les caméras thermiques ont détecté deux objets extérieurs en approche de la ville. Le premier semble être un aéronef de liaison, sa conception est d’origine inconnue, soit il s’agit d’un engin venant d’ici, soit celui-ci vient de l’orbite.
- Ce serait la première fois qu’un vaisseau passerait au dessus de Ter-III depuis la Catastrophe, peut -être même est-ce une équipe de secours.. toutefois un seul vaisseau c’est étrange. Reste la possibilité qu’il vienne d’ici même, de Continent.
- Les seuls contactes avec les autres survivants étaient hostiles, il y a de grandes chances que cette barge abrite des pilleurs pouvant porter atteinte aux citoyens, je recommande l’élimination.
- Ils n’auraient jamais pu passer les tempêtes qui nous séparent du continent avec des véhicules aériens et lors de leur dernière attaque le mois dernier ils n’avaient que des caravanes hétéroclites armées et blindées. Laissons les atterrir nous aviserons ensuite.
- Ordre accepté, transfert des directions aux unités de terrain en cours.
- Et pour l’autre contacte ?
- Il est plus orthodoxe, il s’approche à pied par l’isthme mais sa signature thermique est deux fois plus grande que celle d’un humain normal, il s’agit peut-être d’un gros animal bipède.
- Ce.. je ne crois pas que ce soit un animal, laissez le s’approcher.
Mathias souriait inconsciemment, une pensée venue du plus profond de son être l’avait submergé, un être qui il y a bien longtemps connaissait cette chose, il avait survécu finalement.

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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Mer 27 Nov - 12:52

HSS Angerith (PC-543), Croiseur "de poche" de la Hiérarchie affilié au Paranormal and Special Intelligence COMmand (PSICOM)

" Et vous êtes sûrs qu'ils vont ont repérés ? "

Le capitaine hésita un moment, baissant les yeux vers une tasse remplie d'un liquide noir fumant.

" Impossible d'en être sûrs, monsieur. Ils ont laissé deux navires derrière eux, une barge de minage et un vaisseau de combat léger dans un état pitoyable, probablement son escorteur. Ils ont plongé dans la purée de poix trop vite pour nos capteurs, on a pas pu les verrouiller."

L'hologramme du Centii en costume porta sa main couturée de cicatrices à son front. On pouvait clairement voir par les parcelles de son visage dépassant que la nouvelle ne l'avait pas mis dans la meilleure des dispositions pour garder son sang-froid.

" Que voulez-vous que je réponde à ça, Capitaine ? Vous savez si les locaux sont en mesure de les aider, ou d'ébruiter votre présence ? "
" Impossible d'en être sûr, Monsieur. "
" Vous pensez être en mesure de les faire taire vous-même ? "
" Je... Impossible d'en être sûr, Monsieur."

Le Centii, exténué, reposa sa main. Il toisa son interlocuteur dans le blanc des yeux, avec une fureur froide larvée au plus profond de ses orbites.

" Vous utilisez cette expression un peu trop souvent à mon goût, Capitaine. Ne doutez plus. "

L'hologramme disparut, devant les yeux de toute le poste de pilotage. Au fond de son siège, le capitaine but une gorgée, avant de s'adresser à la passerelle.

" Bon, vous avez entendu. Rapatriez les éclaireurs et rallumez tout le matériel. Je veux toutes les équipes au sol, avec tout ce qu'on a de plus gros en stock. Marquez les zones d’atterrissages et d'extraction clairement. Je veux que tout soit plié dans les prochaines 24 heures, avant que le directeur ne se prenne la fantaisie de nous envoyer une équipe de nettoyage. "

---

Quelques dizaines de minutes plus tard.

La dizaine de vaisseaux de transport avait pris son essor depuis le croiseur, laissant la discrétion derrière elle pour effectuer en vitesse la dernière partie de sa mission. "Pas la peine de prendre des pincettes" avait dit le capitale. "Vous vous posez, vous faites ces relevés, et vous vous démerdez pour que les locaux ne viennent pas se plaindre. Filez-leur de la bouffe, promettez-leur la lune ou les secours si ça vous chante, mais ne vous attardez pas, on repart dans 24 heures, avec ou sans vous."

La mission n'allait pas être une partie de plaisir, cependant. Avec les vents terribles et les tempêtes exceptionnelles de la planète, les transporteurs furtifs avaient toutes les peines à tenir leur cap. Pour ne rien arranger, leurs dispositifs furtifs ne pouvaient être activés dans de tels conditions. Loin de l'habituelle froideur martiale de la Hiérarchie, on s'appuyait sur une toute autre tactique ici : dans l'espoir de trouver une piste d'atterrissage qui ne les obligeraient pas à exposer leurs véhicules aériens aux aléas atmosphériques, on avait redirigés une partie de l'énergie des systèmes furtifs aux communications : la formation se faisait dorénavant pleinement passer pour l'avant-garde d'une plus grande flotte de secours, invitant les locaux à se manifester. Le peu d'énergie restant dans les systèmes furtifs avaient alors servis à altérer le camouflage des appareils pour les transformer en navettes médicales hiérarques standards.

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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Mer 27 Nov - 16:17

L’atterrissage s'était plutôt bien passé, compte-tenu de la soudaine tempête qui s'était levée au-dessus de Ast, aussi soudainement que la transformation d'une étoile en trou noir.

Vue de Ast depuis le point d'atterrissage de la navette

Juste avant de se poser, la navette avait capté un message diffusé en plusieurs langues, qui signifiait l'arrivée imminente d'une flotte de secours, et que la tête de pont se trouvait déjà dans l'atmosphère de la planète. A cause de la tempête, le radar léger de la petite navette ne pouvait pas repérer grand chose, aussi Roderick, après avoir prévenu le Madré, envoya-t-il un message d'identification et une demande d'aide, invoquant le Code Spatial afin que les éventuels secouristes les aident à réparer le Xénophon. Mais depuis six bonnes minutes, ils n'avaient plus eu de nouvelles. Le mineur quitta donc le tableau de bord et se dirigea vers le Madré, en terminant d'enfiler son casque de protection en milieux hostiles, et s'adressa à lui :

-Bon, ça se passe comme je le pensais. Je ne sais pas qui sont ces clowns, mais d'après moi, ils ne sont surement pas animés des meilleures intentions. Et ce ne sont surement pas des secouristes, ils nous auraient déjà répondu. Selon moi, le mieux à faire et de contracter les locaux, récupérer quoi que ce soit qui puisse nous aider et repartir aussi sec en orbite.

Ce-disant, il activa son arme, avant de reprendre :

-Je ne sais pas si vous avez l'habitude de l'exploration en milieu hostile, mais je m'y connait un peu moi même. Ça date d'avant l'espace... Bref, faites moi signe dès que vous êtes prêt, et j'ouvre la porte. Ah, une dernière chose : d'après les capteurs de la navette, la plus grosse source d'activité électromagnétique de la zone se situe à environ 15 kilomètres au nord-est de notre position actuelle. Je propose que nous commencions par là. Qu'en dites-vous?

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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Ven 6 Déc - 19:36



Pyrrhus, Boulevard de la Victoire

Ils venaient de se serrer la main devant le monument commémorant la libération de Pyrrhus des Tryclons : Ces images étaient diffusées sur tout les réseaux d'informations de la galaxie. Le Primarque et le Président, et toutes les autres nouvelles du jour semblaient s'évanouir devant la promesse de lendemains radieux et d'une paix durable entre les nations civilisées qui pourraient préfigurer peut-être cette fameuse "Union sacrée" qu'appelait de ses vœux l'Imperium contre les races barbares.

La sécurité du meeting était au sommet. On avait rapatrié des flottes de combat pour éviter tout débordement, des véhicules blindés patrouillaient à intervalles réguliers dans toutes les rues adjacentes, des escouades armées montaient la garde, et croiseurs comme chasseurs assuraient la sécurité aérienne. Toutes les routes terrestres comme aériennes avaient été déviées et la foule soigneusement fouillée. Tout incident était à proscrire.

La journée avait bien commencé, la visite d'état de la délégation Athonite les avaient menés dans plusieurs grands musées et institutions prestigieuses de la capitale Hiérarque, avant un déjeuner d'affaires dans le Bureau des Primarques qui avaient abouti sur une sortie tout sourire des deux chefs d'état. Après cette poignée de main historique entre les deux rivaux de la veille, on s'attendait à une déclaration conjointe.

Elle n'eût pas lieu.

A quelques pas de la tribune, un forcené avait enjambé barrières et pénétré à l'intérieur du bouclier du périmètre de sécurité pour dégainer une arme automatique et ouvrir le feu sur la délégation athonite. La scène dura tout au plus quelques secondes, mais le chaos fut effroyable : Il fallut une douzaine de cartouches de gros calibre pour abattre le terroriste, alors même qu'il n'avait pas encore commencé son forfait, et à peine fut-il neutralisé et les dignitaires couchés au sol par leurs gardes du corps respectifs que l'on entendit dans la foule des clameurs éparses : "Liberté !", "Mort aux Tyrans !". Des tirs claquèrent rapidement de plusieurs points de la cohue civile, et il fut très peu de temps pour que la scène de liesse dégénère en scène de guérilla urbaine.

Les terroristes avaient semblent-ils préparés leur coup, car une grosse partie des forces de sécurité étaient parties évacuer Central Station, la plus grosse plateforme de transport de Pyrrhus et son plus grand ascenseur spatial, suite à la découverte d'une bombe thermonucléaire artisanale à même de vitrifier un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres de quartiers commerciaux.

Et il leur faudrait un bon moment pour intervenir, tandis les tirs des rebelles se renforçaient et que les gardes stationnés à la tribune. Même un sot aurait compris que l'on avait pas là affaire à une bande de fous ... Ils étaient définitivement là pour décapiter deux nations d'un seul trait, devant toutes les caméras.

[Note : La sécurité hiérarque présente sur place est libre et jouable. Je jouerais les vilains terroristes, et je dispatcherais les renforts hiérarques. C'est surtout histoire de pimenter un peu la diplomatie. C'est chiant quand y'a pas de barbus qui tentent de mettre en place un attentat dont même le scénariste le plus cocaïné d'Hollywood trouverait trop invraisemblable Problem? ]

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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Sam 7 Déc - 11:42

( HRP : Pardon pour le retard, mais c'est une période studieuse pour moi, j'essaierai de ne pas reproduire cette période d'attente. )

Sur Ast

L'interception de communications étranges venant de l'espace n'avait pas contribué à détendre le Madré, qui sentait de plus en plus la situation lui échapper. Leurs deux vaisseaux, bien qu'en état de se défendre mutuellement, restaient des cibles faciles si les étrangers, quels qu'ils fussent, pirates, police sectorielle, décidaient de recourir au chantage, ou plus simplement de piller ce qu'il y aurait à piller.

"Ma proie est planquée là-haut, bordel, si elle se fait alpaguer, c'est des mois de traque qui tombent à l'eau, et adieu joli pognon. Hors de question que ça arrive", se dit-il.

-Je suis d'accord. Il faut faire ça vite et bien. Cette planète a beau avoir été ravagée, hors de question de secourir la veuve et l'orphelin. De plus j'espère que vous savez vous battre, car j'ai l'impression que ça va vite dégénérer : ils n'ont peut-être pas vu de vaisseau ou de navette depuis un moment, et si les autochtones nous ont repéré, ça pourrait vite partir en eau de boudin. L'idéal serait que l'un de nous reste pour garder cette navette, mais faute de mieux...enfin, mon vaisseau pourra toujours nous récupérer en cas de pépin. Mon droïde-second ne paie de mine, mais c'est un as, vous pouvez me croire. Il devrait être payé lui aussi, depuis le temps qu'il me seconde, héhé! Mais vous voyez, je garde la tête sur les épaules. Pourquoi prendre une équipe faite de chair et d'os quand vous avez une équipe mécanisée qui ne piaille pas et travaille gratuitement...

Et puis, si je m'y connais en exploration en milieu hostile ?! Mais mon pote, je suis chasseur de primes ! Je ne connais que ça, l'exploration en milieu hostile ! J'en suis saturé ! Mais ça paie bien. Pour votre source, autant commencer par là, puisque nous n'avons rien d'autre. Tout plutôt que de poireauter ici, quoique votre compagnie me ravisse, mon vieux. Bien, je suis prêt, allons-y.
Par ses bravades et sa familiarité, le Madré dissimulait sa profonde nervosité ; rien ne se passait comme prévu, de plus sa longue traque avait suscité en lui une tendance naturelle à la solitude qui lui faisait perdre peu à peu, de par son existence rude, toute trace de civilité et de politesse. Il respirait profondément au fur et à mesure que la porte s'ouvrait et que le froid soleil d'Ast emplissait le couloir où ils se trouvaient, l'adrénaline montant peu à peu.
Une fois la rampe de sortie complètement déployé, il fit signe à son partenaire qu'il prenait l'avant-garde, et, pistolets pointés devant lui, il descendit lentement. Des vents forts cinglaient la région, et tout grimaçant, il dit à Waldman :

-Bien, personne ne se présente, peut-être que les locaux ne nous ont pas remarqué finalement. Je préconise cependant l'activation d'un dispositif de brouillage, si vous avez ça, Waldman. Bon, en route.


Pyrrhus, Boulevard de la Victoire

Pendant qu'ils se planquaient, plaqués au sol par la trentaine de gardes du corps athonites qui leur servaient d'escorte, les dignitaires et chefs d'Etat de la RFA se disaient que l'avantage de la situation, si ils en sortaient vivants, du moins, était que la RFA n'avait pas l'accès direct au réseau d'informations de la Hiérarchie ou de l'Impérium, du moins hors des trafics clandestins, et que la majorité de la population ne suivrait donc pas en direct le déroulement des "opérations". Cela permettrait de prévoir et limiter les débordements en RFA, qui ne demandaient qu'une petite étincelle pour reprendre et agiter la région. Le tout était d'échapper à leurs agresseurs qui paraissaient diablement organisés.
Le Patriarche Eusèphon, malgré son grand âge, subissait stoïquement la situation, et le stress ni l'angoisse ne se laissaient voir sur son vieux visage marmoréen et sillonné de rides. L'esprit vif, et acéré, c'était un ancien des SFA ( Sauteurs Fédéraux Athonites ), l'équivalent des parachutistes du XXème Siècle Terrien. Tout imprégné de spiritualité qu'il était, il savait encore comment procéder pour ce genre de situations, quoi que celle-ci fut spécialement ubuesque. Or, il se trouvait que l'escorte athonite était composée de cette élite parmi les élites athonites qu'étaient les SFA, qu'on appelait aussi les Eperviers. Pendant que, toujours couché au sol, et nourri de ses vieux réflexes de soldat, il donnait ses ordres aux SFA qui s'activaient méticuleusement à dénicher les terroristes dans la foule, qui, bien sûr, ne restaient jamais en place tout en tirant, Kusmane essayait, en hurlant, d'interpeller le Primarque :

-Dommage, cette journée commençait bien. Encore Artémis j'imagine ? Qui d'autre d'assez puissant aurait pu voir, chez vous, notre rencontre d'un mauvais oeil, à votre avis ?
-Si vous permettez, ajouta le Patriarche, et sans vouloir insinuer quoi que ce soit, vous risquez d'avoir à faire le ménage dans vos propres services de sécurité, car personne n'aurait pu s'introduire si près de nous sans avoir eu de fortes complicités dans le système de sécurité !

Dit sur un ton rêche, tandis qu'il gérait le déploiement de la trentaine de SFA dont deux avaient déjà été blessés par les tirs, le Patriarche dissimulait sa tension, car d'après les tirs qui provenaient de la foule qui fuyait en désordre, l'adversaire était plus nombreux que les deux équipes de protection hiérarques et athonites, et à en juger à la précision de leurs feux, c'étaient tout sauf des amateurs. Or, la majorité des gardes athonites étaient loin, car avaient accompagné les forces hiérarques au spatioport principal pour régler cette histoire de bombe.

Pendant ce temps, Sergueï Stoupaiev, capitaine des FSA, à Central Station, attendait le rapport des scientifiques hiérarques qui finissaient de désamorcer prudemment la fameuse bombe artisanale. Tapotant nerveusement du pied tandis qu'il bourrait sa vieille pipe ( il en faisait collection ), l'homme aux cheveux grisonnants attendait depuis une demi-heure, en faisant les cent pas, que cette affaire se règle, car il l'aimait pas avoir à patienter si longtemps, alors qu'une petite escouade seulement de SFA restait pour protéger les dignitaires athonites. Jurant régulièrement, et se signant à chaque juron, car orthodoxe pieux, Stoupaïev ne prêtait nullement attention au fait qu'il communiquait à tout le monde sa mauvaise humeur. Cependant, ses traits crispés se détendirent lorsque les aliens hiérarques qui composaient l'équipe scientfique eurent fini de désamorcer la bombe thermonucléaire. Il se dirigea alors vers le capitaine hiérarque en charge des opérations et lui dit :

-Bien, maintenant que cet engin est hors d'état de nuire, je propose que nous laissions une équipe ici afin de la transporter à vos laboratoires, et que nous nous rendions au plus vite à la tribune. Je n'aime pas être ici alors que tout peut arriver-

Il fut interrompu par le contenu des écrans de la Central Station, qui transmettaient le déroulement des négociations entre les dignitaires des deux nations, car on pouvait y observer une certaine agitation, incompréhensible. Puis soudain, des coups partirent des deux côtés, s'interrompirent, puis reprirent de plus belle, cette fois laissant place à une réelle mitraillade, tandis que la présentatrice, désemparée, s'emballait, et que les drones-caméras s'agitaient pour échapper aux tirs, brouillant ainsi l'image, avant de se stabiliser en hauteur et de présenter la situation : des dizaines de traits colorés s'échappaient de la foule qui s'enfuyait en désordre, tandis que les gardes du corps du Primarque et du Patriarche ripostaient désespérément.

Le visage du vieux briscard qu'était Stoupaiev se replissa de plus belle, tandis que l'adrénaline lui montait au cœur.

-Bordel de merde, cria-t-il, c'était un piège ! Je savais que quelque chose puait dans cette histoire !

Sans se permettre de préciser ce qu'il entendait par "cette histoire", la bombe ou la rencontre diplomatique, il se tourna vivement vers le capitaine hiérarque :

-Pas une seconde à perdre, vous êtes chez vous, nous sommes à vos ordres. Comment rejoindre le Boulevard de la Victoire le plus rapidement possible ?

Pendant ce temps, à la tribune, les pertes s'amoncelaient des deux côtés, et l'on comptait déjà dix blessés légers parmi les forces de protection des dignitaires des deux nations.

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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Mer 11 Déc - 13:02

Pyrrhus, en orbite

L'Inquisiteur Coteaz Torquemada et son équipe se trouvaient en orbite de Pyrrhus depuis déjà trois jours. Ils surveillaient tout ce qui se passait, de la plus petite transmission de donnée au mouvement de cargo militaire. L'ordre leur avait été donné suite à l'annonce de l'évènement qui devait avoir lieu. La rencontre entre dirigeants hiérarques et athonites ne manqueraient certainement pas de faire des vagues, aussi l'Officio Assassinorum avait-il détaché une de ses équipes sur place afin de veiller sur la rencontre.

Et tout commençait à partir en couille. Dès le premier coup de feu et les premières transmissions d'urgence, l'Inquisiteur ordonna le déploiement en surface de  son équipe. La petite navette, écrans furtifs déployés, se dirigea alors à toute vitesse vers des points stratégiques en hauteur ceignant le Boulevard de la Victoire et les snipers entamèrent le déploiement, mettant en place un quadrillage de suppression autour de la zone; l'Inquisiteur, quant à lui, se déploya directement au sol afin de venir épauler les forces en présence, aidé de deux de ses servo-soldats. La navette retourna en atmosphère basse, avec à son bord un membre du strategium qui servirait à superviser l'équipe et le psyker de l'équipe, en attente de déploiement si l'affaire sentait vraiment le roussi.
Les snipers commencèrent à tirer alors que Coteaz se faisait connaitre auprès des équipes de défense...


Sur Ast


-J'aimerais être équipé de matos aussi avancé, malheureusement il y a longtemps que j'ai du me séparer de mes implants militaires. Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais les permis nécessaires pour les garder coûtent à eux seuls presque aussi chers que mon vaisseau! Mais vous savez ce que c'est, je pense. Bref, allons-y. J'ouvre la marche, en avance lente, et faites gaffe à cette sorte de défilé sur notre droite, ça pue l’embuscade à plein nez.

C'était la première fois qu'il faisait une allusion explicite à son passé militaire. Vu la situation, il pouvait se le permettre. Vu la merde dans laquelle ils se trouvaient, autant laisser tomber les masques, tout se passerait bien mieux s'ils se faisaient confiance.

-J'étais dans l'armée impériale, fut un temps. 30ème Calixien, infiltration et destruction... Ca m'a permis de gagner un beau petit pactole, surtout que j'ai été assez intelligent pour le placer et pas le dépenser comme un imbécile...

Il se laissa aller à rêvasser quelques secondes avant de reprendre

-Mais je suis passé à autre chose. La seule finalité de l'armée impériale, c'est la mort. Autant se lancer dans quelque chose de constructif et moins dangereux. Ce qui n'est pas trop le cas actuellement, je vous l'accorde.

Et il continua de marcher, prêt à faire feu à la moindre occasion, surveillant chaque recoin et place d'ombre qu'il détectait devant eux.

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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Sam 14 Déc - 22:14


Pyrrhus, Boulevard de la Victoire

Initialement une poignée, les terroristes étaient maintenant bien plus nombreux, tandis que les civils continuaient à fuir en courant et en criant de manière désordonnée, bien que certains d'entre eux avaient dégainés des armes personnelles pour s'en servir contre les terroristes, souvent avec des effets plus que limités. On pouvait constater que la plupart, sous des habits civils, portaient de lourdes protections balistiques ou des générateurs de boucliers individuels. Leurs yeux, quand ils n'étaient pas couverts par des dispositifs de visée holographiques, des masques de protection ou des cagoules aux motifs de camouflages hexagonaux, émettaient des lueurs rougeoyantes ou azurées, trahissant des améliorations bioniques militaires pour une bonne partie d'entre eux. Leur armement était relativement hétéroclite : carabines de chasse électromagnétiques, pistolets à répétition, armes d'assaut issues de surplus ou copies locales de modèles impériaux et hiérarques issues du marché noir des Franges Extérieures. Ils avaient pris position derrière les véhicules de la sécurité civile hiérarque ou derrière les murets de parcs voisins, quand ils ne tentaient pas d'avancer derrière de petits drones-barricades hexapodes protégeant leurs alliés grâce à de lourds panneaux blindés. Malgré cela, l'organisation et la ferveur des défenseurs leur faisaient subir des pertes effroyables, qu'ils ne compensaient que par des cris de ralliement anarchistes et par un feu qui se voulait progressivement plus massif à défaut de conserver sa précision, au fur et à mesure que leurs éléments les plus professionnels étaient identifiés et neutralisés par les tireurs d'élites hiérarques en poste sur les toits. Le chaos semblait total, et les civils pris dans les tirs croisés restaient pelotonnés derrière des couverts de fortune, ou tentaient le cas échéant de ramper vers les défenseurs, pour finir souvent abattus par une rafale perdu ou un tir d'explosif.

Très vite, on entendit vrombir des réacteurs, et depuis la tribune, les défenseurs n'eurent le temps que de lever la tête après qu'une série d'ombres eût obscurci l'espace d'un instant la place. L'instant d'après, de titanesques détonations vrillèrent les tympans de tout les belligérants. Les immeubles alentours, sur lesquels étaient positionnés les tireurs hiérarques étaient frappés par des aéronefs passant à quelques mètres à peine au-dessus de leurs têtes !

L'élément troublant était que les batteries anti-aériennes ne semblaient pas vouloir riposter, alors que venait des renforts bien plus professionnels que les simples partisans : des unités lourdes en armure, surgissant des escaliers menant aux niveaux inférieurs. Ils avançaient méthodiquement derrière des boucliers, communiquant par gestes, se couvrant mutuellement par des tirs de suppression et des tirs croisés, ainsi que par le biais de brouillage et d'écrans de fumées orangés que les dispositifs de vision des gardes du corps ne pouvaient percer. Leurs équipements étaient frappés du blason d'Artemis, mais également d'autres sociétés mercenaires, et plus notamment de Nebula, ShQ ou Taurus Galactic, trois sociétés pourtant officiellement sous contrat avec la Hiérarchie. Pire, la dernière avait été en charge de la défense aérienne de la rencontre !

Pyrrhus, Espace aérien du Core-District

A bord des portes-vaisseaux en orbite basse de la capitale, c'était l'affolement généralisé. On faisait décoller tout les appareils et on ne se ménageait pas pour réussir à sortir de la situation qui, aussi étonnant que cela aurait pu paraître, avait trouvé le moyen d'empirer :

" Contrôle Orbital de Pyrrhus à tout les capitaines de vaisseaux, la grille de défense orbitale est hors-ligne. Je répète : défense orbitale H.S. "

Dans l'atmosphère, de vagues reflets métalliques fonçait vers le sol à travers les nuages à une vitesse vertigineuse. A l'intérieur du cockpit, les pilotes n'entendaient que leur respiration posée alors que les dispositifs intégrés dans les appareils et les combinaisons encaissaient la quasi-totalité de la poussée terrible générée par les manœuvres, et les données fusant devant leurs yeux étaient confuses. Aucun d'eux ne voulait y croire, bien que les communications comme les cartes soient formelles : Pyrrhus subissait une attaque en règle.

" Pylône à Hélion, confirmation de bandits multiples en direction du Core-District : PAK-69, Nosferatu et drones d'escorte et de bombardement. Autorisation d'engager. Vous devez maintenir la souveraineté aérienne absolue. "

" Hélion Leader. Bien reçu, on entre dans la zone de combat. "

Et alors que l'escadrille de chasseurs perçait une dernière couche de nuages et de fumée, ils furent accueillis par la vision des flammes et des décombres. Loin de s'être contenté d'ouvrir le feu dans la foule, les terroristes avaient déployé de lourds moyens pour mener leurs projets à bien. Des tirs d'armes lourdes avaient déjà amoché plusieurs bâtiments aux abords du Boulevard de la Victoire, pénalisant durement les opérations de secours terrestres.

" Pylône, on combat qui ? "
" La plupart d'entre eux appartiennent à Artemis, mais de nombreux contacts sont affiliés à d'autres sociétés. "

Les dix appareils de l'escadrille et leur centaine de drones d'escortes fusaient à quelques dizaines de mètres à peine au-dessus des immeubles les plus petits et slalomaient entre arcologies et piliers de pont, les civils couraient se réfugier dans les abris anti-bombardements. Un enfant pointait du doigt les premiers départs de missiles de l'aviation hiérarque tandis que ses parents le tiraient en arrière. Les chasseurs ripostaient à une salve qui venait de leur coûter un appareil, qui s'était changé en une boule de feu incandescente en train de finir sa course dans la façade d'un immeuble de bureaux.

A moins de cinq kilomètres de la rencontre, Hélion avait déjà perdu trois appareils et une vingtaine de drones, et ce ne fut qu'alors que des tirs de batteries terrestres coûtèrent à l'escadrille une cinquantaine de leurs drones restants, et les forcèrent à battre en retraite.

Plus loin, le même scénario se répétait pour une autre escadrille de la même envergure.

Depuis le Boulevard de la Victoire, on pouvait apercevoir au loin un véritable barrage de feu : des tirs continus de plasma, de lasers, de missiles, de canons à très haute cadence de tir et d'autres armes bien moins conventionnelles barraient le passage à toute incursion aérienne.

Pyrrhus, Boulevard de la Victoire

La navette impériale fournit un répit bienvenu aux défenseurs, alors que les tirs de sniper avaient repris, au grand déplaisir des mercenaires, qui se déployaient maintenant de manière à répliquer de leur mieux aux tireurs isolés, relâchant ainsi la pression sur la tribune centrale. Le Primarque semblait prendre l'arrivée de l'inquisiteur avec humour. L'homme, complètement glabre de visage, arborait un grand sourire, déformé par un rictus de douleur. Un Quo'rii arborant un symbole rouge sur l'épaule et une espèce de drone monté sur quatre pattes se terminant par des roues tentaient tant bien que mal de le stabiliser, alors qu'une blessure au ventre saignait abondamment.

" Plus tôt dans la journée, si j'avais su que l'Imperium nous espionnait en ce jour précis. " fit-il d'une voix caverneuse, avant de reprendre son souffle difficilement. " Je vous aurais moi-même botté les fesses ... Mais il faut croire que les circonstances ne s'y prêtent plus. "

Alors que l'un des hommes de la Black Watch, l'une des nombreuses unités d'élite de la Garde du Primarque, et celle consacrée la plus communément à sa défense ainsi qu'aux opérations contre-insurrectionnelles et antiterroristes, tomba sans vie quelques mètres plus loin, il poussa un soupir, en tournant sa tête vers le Patriarche.

" Nous avons vendu l'idéal de la Hiérarchie à des tueurs apatrides... Et voilà comment ils nous remercient. " Il cracha un glaviot ensanglanté, avant de boire le contenu d'une fiole tendue par l'infirmier. " Oh, ce n'est pas que dans mes services de sécurité que le ménage va être fait. Si je ressort vivant de cet incident, c'est toute la galaxie qui va être nettoyée. "

L'infirmier hurla quelque chose à la cantonade, l'un des gardes hiérarque se retourna, mais ne put faire deux pas qu'une rafale de gros calibre le stoppa net pour ne laisser qu'un cadavre à l'exosquelette améthyste. De trois trous dans sa plaque pectorale s'échappait une fumée âcre, tandis que des écrans à ses poignets et sur son masque clignotaient en rouge pour signaler un arrêt cardiaque. Deux bras robotiques s'étaient déployés de ses épaules, l'un tentant d'éteindre les flammes qui commençaient à consumer le cadavre, l'autre extrayant les cartouches à l'origine du mal. L'armure, par des petits réacteurs situés un peu partout sur elle, se remuait par soubresauts pour rejoindre une couverture, tandis qu'une petite voix cybernétique, celle de la Non manœuvrant la combinaison, implorait le porteur de se réveiller.

" Ah, j'aimerais laissé mon nom dans l'Histoire autrement que comme le seul Primarque qui se sera fait berné plus stupidement que Manteuffel... "

Un autre garde, un énorme mantelet dans une main, son comparse tout juste touché tiré par l'autre, vint amener le corps devant le médecin, posant au passage son bouclier qui se planta de lui-même dans le sol, et dégrafant la plaque du blessé que l'intelligence artificielle peinait à ranimer. Il en détacha le dispositif de communication et le fit glisser aux dirigeant athonites en ajoutant un "Vous en aurez sûrement plus besoin que lui maintenant !"

Le Primarque lui-même porta la main à son oreille pour communiquer avec ses troupes :

" Ici le Primarque Hector Cibius, rapport de situation. "
" Ici Pylône, le P.S.D.C. signale un dysfonctionnement global de la grille de défense orbitale. L'espace aérien du Core-District est complètement contrôlé par l'ennemi et tout les appareils qui ont tenté de forcer le passage ont été abattus ou sont en déroute. Un vol de 400 Hig-28 couvert par le Furya et le Gator se regroupe pour forcer le passage, ils devraient être sur zone dans moins de cinq minutes. "
" Et dans l'espace ? "
" Impossible de savoir. La 321ème flottille et la 5ème flotte arriveront en orbite d'ici un quart d'heure pour sécuriser l'orbite, mais on a perdu le contact avec les Prétoriens. "

Le garde au bouclier, qui était maintenant le médecin, tourna la tête vers le Primarque, l'interrompant dans ses tractations.

" Primarque, on a cinq appareils sur la fréquence d'urgence. Hélion 3 et 4 escortent trois transports. Ils ont forcé le blocus et signalent que le Centre Petraeus est attaqué. Ils attendent les ordres. "

Le dirigeant hiérarque lâcha un petit rire qui se métamorphosa en une crise de toux violente.

" Ah. Forcément ... Et avec tout ce qui croise dans le ciel, ils tiendront à peine une dizaine de secondes dès qu'ils se seront montrés ... En clair, c'est nous, ou tout les secrets de la Hiérarchie. Ah, saloperie, et j'imagine que ce n'est pas la peine de penser à envoyer les chasseurs d'un coté et les transports de l'autre ? "

Le soldat demanda quelque chose à la radio, hocha la tête, puis répondit :

" Négatif, ils ont perdu 28 vaisseaux en passant les batteries, et 9 autres quand ils ont tenté de se poser avenue Baleon sans support. Ils vont avoir besoin de l'appui des chasseurs pour leur dégager la ZA. "

Le Primarque hésitait.

Pyrrhus, Central Station

" Comment-ça, "hors-ligne" ? Comment est-ce seulement possible ?! Ce n'est qu'une bande de terroristes sortis de fosses à purin ! "

Le capitaine hiérarque en charge de l'opération à la Gare était un Non directement téléchargé dans une armure d'assaut de sept bons mètres de haut, avec une énorme carabine à pieux qui en faisait deux de long, pour décocher des traits qui en faisaient presque autant.

" Où est Wouffie ? Qu'il ramène son cul ici tout de suite avec ses aérostats ! "

Cela ne l'empêchait pas de gesticuler de son bras libre avec une habileté et une prestance insoupçonnée pour coordonner ses hommes.

" Abattu, mon colonel ! Des chasseurs ont surgi de tout les côtés, et des batteries antiaériennes mercenaires ont retourné leur veste pour tirer sur nos appareils ! "
" Putain de merde ! Cette bande de tafioles syndicalistes a choisi le mauvais jour pour se plaindre des réformes ! Personne ne descend ma tête de turc Cynos volante attitrée sans y laisser son crâne et ses couilles ! "

Alors que les soldats athonites revenaient et que leur chef se mettait à le questionner, il se tourna vers eux, toujours aussi poète.

" Contentez-vous de tenir le parvis jusqu'à ce que les tanks arri... "

Il n'eût toutefois pas le temps de finir sa phrase qu'on lui communiquait la nouvelle.

" Toute une putain de colonne blindée en déroute ? Ce ne sont quand même pas des putains d'orks ! "

Il se baissa à nouveau vers les athonites, visiblement sceptique à l'idée de devoir collaborer avec eux en situation de combat :

" Bon, vous, allez me chercher le bureau de contrôle et les contrôleurs, par la peau des couilles si il le faut. Il nous faut un train direct jusqu'à la station Victoire. C'est loin d'être le plus discret ou le plus solide contre les tirs, mais c'est le moyen de transport le plus rapide : Leurs appareils clouent nos transporteurs aux sols, et vaporisent tout les blindés qui s'approchent du Boulevard. "

Sans même attendre leur réponse, il s'en retourna à beugler à l'intention de ses supérieurs.

" Pylône, on va faire partir un train de Central Station direction la station Victoire : On a besoin d'une couverture aérienne ! ... Négatif Pylône, je vais pas attendre Able, même avec les juggernauts : on en aurait pour trois putain d'heures. Négatif, putain de bordel ! Envoyez des vaisseaux ! ... Comment ça, tous abattus ?"

Il était à peine plus amène que Stoupaiev, à ceci près qu'il se souciait comme d'une guigne de se signer à chaque juron, à croire qu'ils étaient faits pour s'entendre.

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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Mar 17 Déc - 13:06

Pyrrhus, boulevard de la Victoire

Coteaz tentait tant bien que mal d'ajouter sa pierre à l'édifice de la défense des deux grandes personnalités présentes, mais ce qui avait commencé comme une "simple" attaque terroriste était en train de se muer à grands pas  en véritable conflit ouvert.

D'après le Primarque, les PMC qui travaillaient habituellement pour la Hiérarchie les avaient trahis. La recherche du pourquoi et du comment viendraient après, et il étaient certain que l'Ordo Hereticus détacherait avec plaisir quelques uns de ses agents pour faire la lumière sur cette histoire.

Mais  pour l'heure, Coteaz étaient concentré sur ses cibles qu'il hachait méthodiquement une par une à coup de bolter. Son agent tactique faisait des merveilles, mais il allait avoir besoin d'entrer en contact avec le réseau Hiérarque, ce qu'il fit en envoyant ses identifications ainsi que celles de son équipe, afin que leur affichage tactique soit mis à jour plus régulièrement.  Il appela aussi son psyker à l'aide, qui fit une descente peu orthodoxe, utilisant pour lui seul l'un des pods de largage contenus dans la navette. Il se servit alors de ses pouvoirs pour alourdir le module de descente, qui tombât à la vitesse d'un missile, droit sur un drone terrestre ennemi, qui se disloqua de part en part sous l'impact. Ça faisait longtemps que Zaël n'avait pas libéré ses pouvoirs en combat, et cela se voyait. Quelques ennemis démembrés et broyés plus tard, le psyker maigrichon s'empressa de rejoindre son maître, établissant autour de lui et des deux dirigeants un barrière mentale aussi solide qu'un bouclier de Frégate.

Coteaz profita de ce répit inattendu pour s'adresser au Primarque :

"Monsieur, il est de mon devoir de vous informer qu'une flotte de défense de la Garde Impériale croise a environ cinq heure de saut de Pyrrhus. Ils étaient en manœuvre, me semble-t-il, mais il est en mon pouvoir de réclamer leur présence immédiate si vous décidez que cela est nécessaire. Je peux même demander l'intervention des Très Saints - à ces mots, il se signa de l'Aquila - mais leur arrivée risquerait d'être un peu plus longue, voire inexistante. Mon assermentation n'est pas assez élevée. D'après ce que je sais, la flotte en manœuvre est essentiellement composé de croiseurs et frégates, mais il y a aussi quelques vaisseaux de classe Dominatus,  nos portes-chasseurs, au nombre de cinq d'après mon rapport. Souhaitez vous que je fasse la demande d'une intervention, Monsieur?"

Il était resté poli et courtois durant tout son monologue, comme si toute la fureur ayant lieu autour d'eux n'était qu'une altercation sans importance. Ses cours de politique et de diplomatie lui avaient appris que la maîtrise de soi étaient un élément majeur dans la réussite des tractations, et cela était encore plus vrais lorsque l'on était, comme lui, un représentation de l'Ire Impériale, aussi attendit-il donc la réponse du Primarque tout en vérifiant du coin de l’œil la solidité du bouclier mental mis en place par Zaël...

Le Psyker Zaël en combat
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Coteaz Torquemada

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Sam 21 Déc - 20:04

Monde d'Illyria III


Pendant que sur Pyrrhus, l'attaque sur le Boulevard de la Victoire tournait en une véritable insurrection, voire sur une tentative d'invasion de la part de groupuscules obscurs, un évènement similaire frappait la République par surprise. En effet, le monde en reconstruction d'Illyria III, qui avait été sévèrement secoué par la brève mis intense intervention du groupe Artémis, se remettait peu à peu de la dernière opération qu'une nuée de drones s'abattait de nouveau sur la République et obscurcissait le ciel azur du monde. Une première vague prenant les défenseurs totalement par surprise, une seconde suivit bientôt, accompagnée de sauteurs spatiaux, qui, individuellement, ou en véhicules blindés, descendaient du ciel comme des bourdons. D'innombrables traînées jaunes marquaient leur entrée dans le ciel d'Illyria III, du fait de la friction crée par leur contact avec l'atmosphère, dont leurs coques blindés et armées de boucliers magnétiques, les protégeaient. Le long sifflement rauque qui accompagnait l'arrivée de toute une armée sur différents points stratégiques de la planètes terrorisait les habitants qui se réfugiaient en urgence dans les bunkers de combat prévus à cet effet, pour ceux, du moins, qui en avaient le temps.

Plus d'une dizaine de colonies importantes du monde furent ainsi frappés en même temps. La flotte privée qui était sortie de l'hyperespace n'avait pas rencontré de résistance, hormis les minces stations orbitales de défense qui ceinturaient le monde et furent vite neutralisées. Le monde d'Illyria III étant classé dans la catégorie "avant-garde", autrement dit comme un monde frontière, il était cohérent qu'une armée d'invasion s'attaque à ce monde qui était par ailleurs relativement éloigné des principaux centres de décision athonites. C'est ainsi qu'une centaine de cuirassés et plus de trois centaines de croiseurs purent investir le système dont dépendait Illyria III. Les nuées de combattants qui étaient propulsés depuis les barges d'invasion stratosphériques n'étaient cependant pas là pour détruire. On aurait pu s'attendre de la part de ce que les Illyriens considéraient comme le retour d'Artémis à une expédition punitive, mais les consortiums commanditant l'invasion semblaient trop intéressés par les potentiels de la planète pour en raser les installations industrielles et les centres d'exploitation.
Les flottes athonites qui s'étaient employées à chasser Artémis avaient été redéployées directement sur les frontières entre la Hiérarchie, l'Impérium et la RFA, à titre préventif, tandis que les autres s'étaient rendues au centre de la République pour participer à des manœuvres d'urgence. Celles-ci avaient été décidées quelques semaines plus tôt en prévision d'une guerre avec la Hiérarchie, et devaient être le lieu d'un brainstorming sur les nouvelles techniques de combat.

Ce qui à l'avenir passerait sûrement pour une bonne manteffeulerie avait ses justifications : on ne s'attendait pas, dans le cadre d'un traité de paix, à ce que d'aucuns pourraient prendre hâtivement pour une trahison de la Hiérarchie, et l'on avait quelque peu baissé sa garde. De plus, il était clair que les consortiums disposaient d'une nouvelle technologie leur permettant de calculer et de tracer de nouvelles routes, sans que cela ne soit visible pour les organismes de surveillance interstellaires, à moins qu'ils aient disposé de complicités dans ces mêmes organismes, car les deux flottes athonites situées sur les voies d'accès ne s'étaient rendues compte de rien. La flotte mercenaire n'était en effet pas passée par les circuits réguliers pour se rendre sur Illyria III, et le Bureau était complètement paralysé. C'est ainsi que les mercenaires purent prendre le contrôle du monde fragile, avant même que sa milice ait pur s'organiser efficacement. Faisant délibérément peu de victimes et de destructions sur le monde, il était clair que les consortiums avaient dans l'idée d'opérer plus subtilement que la première fois et de jouer la carte de la guerre psychologique et de la propagande de masse. A une opération militaire d'envergure devait donc succéder, et ce serait sans nul doute, la tâche la plus importante, une opération de séduction envers la population tiers-illyrienne.
Plusieurs heures passèrent avant que les Quatrième et Cinquième Flottes Athonites soient au courant de ce qu'il se passait sur Illyria III.

Située à plusieurs heures de voyage l'une de l'autre, il leur faudrait se regrouper avant de se porter au secours des défenseurs, car aucune des deux n'était en mesure de rivaliser avec la relativement puissante force mercenaire. Or, si chacune de ces flottes se rendait individuellement sur le terrain, elles auraient d'assez grandes difficultés de coordination pour ne pas arriver en retard l'une par rapport à l'autre d'au moins deux heures. C'était assez pour que la première arrivée se fasse étriller. Aussi, et tout contact avec le Bureau étant momentanément rompu, les amiraux des deux flottes décidèrent de se donner un point de rendez-vous situé sur la route menant à Illyria III, avant de pouvoir se rendre, renforcées, sur le monde en détresse.

Pendant ce temps, il avait été prévu que les installations principales des mondes athonites, en cas d'occupation, soit piégées : bombes régulières, gaz, perturbations électromagnétiques et gravitiques, bombes sales, tout avait été installé pour aider au maximum une résistance à un adversaire conséquent et l'handicaper dans sa progression et son installation. Cette décision serait confiée aux gouverneurs des mondes concernées, en cas d'occupation de nombreux mondes, pour ne pas inonder le Bureau de demandes : si il s'agissait de quelques planètes, le Bureau devait décider de l'enclenchement de cette tactique similaire à celle de la terre brûlée. Cependant, les dispositifs de brouillage mis en place par les mercenaires étaient assez conséquents pour interdire tout communication avec  Athos, et les gouverneurs prirent la responsabilité, les premières 24h passées d'occupation, de déclencher une série contrôlée d'explosions qui prirent les troupes mercenaires totalement au dépourvu. Accompagnant la formation des premières cellules de résistance, et de la Milice dans les points non-occupés de la planète, qui n'avaient pas été attaqués du fait d'une importance stratégique et économique moindre, elles permirent un regain de confiance et d'espoir chez les Tiers-Illyriens et de perturber les plans des consortiums.

Pendant ce temps, alors que les manœuvres prévues commençaient dans les environs d'Athos, l'on constatait une interruption étrange des communications avec Illyria III. N'ayant pas de nouvelles directes du déroulement des négociations sur Pyrrhus, il fut décidé d'envoyer sur le monde d'Illyria III une petite flottille de reconnaissance de dix cuirassés, tandis que la Sixième et la Septième Flotte, qui gardaient les frontières est de la RFA, réputées calmes, étaient transférées sur les points chauds, autrement dit sur la frontière avec la Hiérarchie. Du fait de leur éloignement, il était à compter au moins une semaine avant que ces flottes n'arrivent à destination.

Pyrrhus, Central Station

Stoupaïev, qui était chatouilleux sur les questions d'honneur, sourcilla quand le Non en armure géante lui confia la tâche de réquisitionner un train, tel un vulgaire commis. Il était à deux doigts de le faire remarquer, mais la situation étant trop grave pour que l'on se dispute sur des questions d'égo, il emmena ses hommes au bureau de contrôle de Central Station.

-Ce fils de pute, qu'il descende un peu de son armure si il a des couilles, et je le saccage...maugréait-il tout bas en marchant, tandis qu'il se signait à chaque juron. Lui et ses hommes ne savaient pas où se trouvait le bureau de contrôle, et n'ayant pas pensé à formuler cette lumineuse objection, les SFA se rendirent dans un coin de la gare, puis dans la direction opposée, et poursuivirent ce manège pendant un certain temps, repassant cinq fois devant les forces hiérarques qui s'activaient trop, apparemment, pour le remarquer.
Enervé par cette situation qui les ridiculisait, agacé de se perdre dans l'immense gare alors que chaque minute comptait, il finit finalement par trouver le centre organisateur du bâtiment.

-Peuvent pas faire des panneaux comme toute le monde. Bande de cons.

Se dirigeant tranquillement vers l'office de contrôle, il sacrifia à un vieux réflexe de soldat, et enfonça la porte du pied, qui céda devant les contrôleurs médusés. S'étant fait mal car ayant mal coordonné son coup, et déçu d'avoir loupé son entrée, Stoupaiev se dirigea silencieusement en boitant jusqu'à un individu qu'il soupçonnait, pour être vêtu différemment de ses collègues, être le superviseur de la gare.
Le saisissant par le col ( un autre vieux réflexe ), il lui souffla la fumée de sa pipe dans la gueule avant de l'apostropher ainsi :

-Ecoute mon pote, tu vois ces tableaux d'information ? Le Primarque, MON Président et MON Patriarche sont en danger, alors tu vas te bouger le cul et me mobiliser, un, deux, dix trains d'urgence si nécéssaire-
-Mon Capitaine, dit un de ses sergents, on n'aura pas besoin de dix trains pour-
-Ta gueule, je cause !

Il lâcha le contrôleur le temps de se signer, puis le reprit par le col et lui dit :

-T'as pigé ? Bon, alors, grouille-toi et fais ce qu'il y a à faire ! Votre chef est en danger de mort, nom de Dieu !  

Se signant une dernière fois, il retourna faire son rapport au Non. Ils allaient bientôt pouvoir se rendre Boulevard de la Victoire, si rien ne leur arrivait durant le voyage.


Pyrrhus, Boulevard de la Victoire



Les évènements se suivaient à un rythme infernal. Ce qui semblait n'être qu'un simple attentat prenait des allures de bataille rangée, et les forces de sécurité des trois chefs d'état ne feraient pas le poids devant ce qui semblait être une véritable armée. Bien que protégés car situées en hauteur, ils ne pourraient résister longtemps et il convenait de se replier.
Bien qu'étant quelqu'un de dur, d'austère et de sévère, l'ancien des SFA dissimulait un coeur tendre, et fut ému de voir que le Primarque lui adressait ce qui s'annonçait comme étant ses derniers mots.

-Vous vous êtes leurrés, Primarque. Vous avez cru en des gens pour qui l'argent, le profit et le pouvoir sont tout ce qui compte, et vous en voyez le résultat. Dieu vous jugera, ainsi que ceux que vous combattez. Il vous pardonnera, j'en suis sûr. Que cela nous apprenne à tous ce qu'il en coûte de dîner avec le Diable. Si vous survivez à cette blessure, ce dont je doute, vous en ressortirez plus sage.
Si vous êtes prêt, je puis par ailleurs vous rendre les derniers sacrements-
-Est-ce bien le moment ! Hurla le Président. Occupons-nous plutôt de vous évacuer et de sortir d'ici.

Pendant que le Président recadrait son collège et ami, le chef de l'escouade des SFA, s'écroulait, frappé en pleine tête. Remarquant que chez les athonites, cet évènement avait crée un flottement durant lequel personne n'osait remplacer le commandant décapité, le Patriarche se releva soudain et prit l'arme du mort.

-J'en ai ma claque de cette situation de merde ! Dit-il, retrouvant pour un temps l'énergie de ses vingt ans et son langage de charetier, qui était celui des militaires et qu'il avait troqué pour la scolastique compliquée ou pour les subtilités diplomatiques. Suivez-moi, si vous êtes couillus ! Poursuivit-il. On va montrer à toutes ces lopettes ce que c'est que des athonites en colère, avec l'aide de Dieu !

Sitôt dit, il saisit la mitrailleuse à fléchettes de l'ex-commandant, cibla ce qui semblait être des chefs de la vague d'assaillants, et lui décocha une munition en pleine tête, qui explosa. Cette arme était l'un des derniers atouts des forces athonites, qui disposaient ainsi de munitions petites, aisément transportables, et pouvant être produites en grand nombre rapidement. Ces fléchettes étaient munies de têtes contenant un mélange explosif, faisant penser à une forme plus stable de la nitroglycérine. Assez solides pour se planter dans de solides blindages, cette arme anti personnel servait aussi contre les véhicules. Etant, dans sa jeunesse, un des meilleurs tireurs de sa section, le Patriarche remontait ainsi le moral de ses troupes tandis que se tournant vers le Primarque, le vieil homme revigoré disait :

-Pas mal, hein ! Prenez-en de la graine, messieurs ! A mon âge, je serai encore capable de botter le cul de toutes ces tarlouzes si seulement ils avaient le cran de nous affronter au corps à corps !

Le vieux Patriarche avait conscience de son comportement outrancier, mais il connaissait les militaires, et savait que son équipe avait besoin d'un peu de bravade. Tout de suite après, venaient Torquemada et ses acolytes. Ils virent avec stupéfaction l'arrivée des renforts de l'Imperium. Dans cette journée surréaliste, ce n'était pas le moindre évènement, ni le moins surprenant. Pendant que le Patriarche profitait du bouclier mental mis en place par les hommes de l'Imperium pour regrouper les SFA et faire le bilan des blessés et des morts, le Président se levait, et tout en vérifiant l'état de santé du Primarque, il dit, s'adressant à ce dernier et à Torquemada :

-La première chose à faire, il me semble, c'est de nous replier. Ici, bien qu'en hauteur, nous restons des proies faciles. Votre intervention est bienvenue, Inquisiteur, mais en face, ils peuvent aussi mobiliser des renforts. Il faut se retrancher quelque part et vous évacuer, Primarque, vous ne pouvez pas rester là comme ça.


Surface d'Ast


-Peu importe, Willow, d'ailleurs je pense que les autochtones ont finalement mieux à faire. Ils doivent se terrer dans les décombres de ce monde...
Ceci dit, il poursuivit sa route, tout en surveillant sur son avant-bras que son dispositif de communications marchait toujours. Tout en devisant, ils marchèrent une heure, sans rencontrer quelque hostilité que ce soit. Les vents forts continuaient de cingler la surface de la planète, et leur dissimulaient quoique ce soit à cinquante mètres de distance. Ils avaient heureusement de quoi se repérer, et leurs instruments les informaient qu'ils se trouvaient tout proches de la source d'activité principale du secteur qu'ils avaient repéré.

-Dans l'armée, hein ? Dites-moi, je ne m'en serais jamais douté, mais ça se comprend, maintenant. Ca m'étonnait qu'un pur civil se lance, tout seul, dans une mission d'extraction pour son propre compte...car c'est bien pour ça que vous êtes là, pas vrai ? Enfin, remarquez, je n'en sais rien, mais y a pas trente six trucs à faire dans ce coin paumé du Secteur...en tout cas je vous félicite pour votre discernement, car j'imagine que sitôt rentré chez vous, vous aurez de quoi vous la couler douce ? Vous avez la tête sur les épaules, c'est déjà ça et ça me rassure.

Ceci dit, une tempête de sable semblait se lever, car on y voyait de moins en moins. Les quelques bâtiments qui s'était présentés à leurs yeux tout en devisant, étaient désormais complètement hors de leur champ de vision, qui s'était rétréci.

-La vache, Waldman, on a intérêt à se grouiller et de se trouver vite un abri ! Saloperie de tempête !

Il eut à peine le temps de finir sa phrase qu'un tir de laser lui frôla le cuir chevelu. Sursautant, il tourna autour de lui sans apercevoir qui que ce soit. Deux autres traits colorés fusèrent, l'un le touchant au tibia droit, l'autre lui passant à côté de l'oreille. Crispant la mâchoire, Madré identifia à peu près d'où venaient les tirs et tira cinq fois dans cette direction.

-Ah, les salopes ! Je m'étonnait que ça n'arrive pas avant, on doit être aux abords de la source qu'on a repéré ! A couvert !



[HRP] Pour paraphraser Technaugure, et afin de pimenter un peu les choses, quiconque veut jouer la flotte mercenaire d'invasion sur Illyria III est le bienvenu ! Il est également tout à fait possible d'interpréter un athonite quelconque, civil ou militaire, je m'occuperai, pour la RFA, des manœuvres militaires.
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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Dim 19 Jan - 21:12

HRP : Je me permets ce double post pour présenter une Chronique sur les Waaaagh !, afin de renforcer le background, en attendant la reprise des intrigues en cours.

Le Concept de la Manteuffelerie enfin expliqué !


Le général hiérarque Von Manteuffel est connu de nos jours pour avoir perdu l'impressionnante bataille d'Ulmito, au cours de la Seconde Waaaagh ! ork de 2246. Dans les Ecoles Militaires de tout le Secteur Nedghast, il est utilisé comme l'exemple des risques, au plan tactique, opératique et stratégique, d'un plan trop sophistiqué et rigide. La postérité a cependant, il faut bien l'admettre, recouvert d'opprobres et d'un voile sombre la mémoire de cet officier supérieur qui fut dans sa jeunesse un exemple dans la lutte contre la Première Waaaagh ! qui précéda de trente cinq ans la Seconde. Il était alors considéré comme un des plus brillants officiers d'Etat Major de la Hiérarchie, et le seul "reproche" qu'on pouvait lui adresser, à l'orée de la seconde invasion des peaux vertes, était d'avoir abandonné trop vite le terrain pour opérer dans la sphère, certes indispensable, de la décision lointaine à laquelle la guerre moderne oblige les chefs militaires, dès lors qu'il s'agit d'œuvrer sur tout un théâtre d'opérations.

Préambules


En effet, en dépit de la vitesse croissante des moyens de transmission et de transport spatiaux,  il ne reste que le plan tactique immédiat, pour permettre une présence proche du chef militaire sur le terrain. L'ère des combats héroïques, qui avait ressurgi au temps des duels aériens du XXème Siècle, avait en effet connu une nouvelle jeunesse à l'aube des Conquêtes Spatiales, époque appelée la Tension par les athonites. Le coût unitaire des vaisseaux de combat étant en effet très élevé à l'époque par rapport à celui en vigueur au XXIVème siècle, ces derniers étaient très peu nombreux, les combats étaient peu recherchés, et réduits à l'état d'escarmouche. Peu prenaient en effet le pari consistant à risquer ses propres vaisseaux pour détruire les rares dont disposait l'adversaire, ce qui l'aurait néanmoins fortement handicapé. De plus, pendant un siècle, les combats étaient rares : l'époque était au développement économique, et à l'expansion spatiale plutôt qu'à la guerre. Ce n'est que vers le dernier quart du XXIIème siècle que les diverses nations galactiques prirent une ampleur suffisante pour retomber dans d'intenses conflits territoriaux ou commerciaux.
C'était ce que l'on appelait à l'époque le renouveau de la guerre totale, expérimentée au XXème siècle, sous la forme d'une mobilisation de toutes les composantes de la société dans la guerre ; tendance qui s'accusa au XXième Siècle avec l'apparition de la cyberguerre, la multiplication des offensives financières, économiques et médiatiques, qui suffisaient souvent à conclure un conflit, avant l'explosion de la Troisième Guerre Mondial dans la période 2055-2073, qui conduisit à l'émigration spatiale de la population terrienne dans sa quasi totalité.

A l'aube des nouvelles guerres spatiales, ces mêmes facteurs, renforcés par la prospérité issue d'un siècle de paix et de découvertes, par le développement important des médias et le renforcement des corporations galactiques, firent que les tensions entre les nations s'exprimaient moins, à partir de 2150, par des guerres ouvertes et des batailles, ou conquêtes, mobilisant des flottes entières et des armées de dizaines de millions de soldats, comme cela devait arriver plus tard, que par une guerre froide généralisée s'exprimant par de vastes opérations de propagande, des spéculations féroces sur les devises et les matières premières, l'équivalent des OPA du XXème et du XXIème siècle, sans parler du chantage au protectionnisme. Cette dernière méthode venait du fait que les principales nations étaient relativement autosuffisantes, de par les richesses considérables issues de l'exploitation de dizaines, puis de centaines de planètes. Ainsi, elles commerçaient plus pour vendre des ressources que pour faire de l'échange marchandise contre marchandise. Les nations les plus productrices pouvaient ainsi se permettre de fermer leurs frontières aux produits de leurs rivales, prenant le risque de perdre un peu d'argent pour gêner d'avantage l'adversaire, rassurées quand à leurs possibilités de gérer les besoins des populations.

C'est ainsi que, couplées à une vague d'exploration et de colonisation à partir du tournant 2185, les nations galactiques se firent plus ou moins la guerre, les opérations et interventions militaires réelles se faisant rares. La dissuasion même, n'était plus du ressort des armées : elle ressortait d'avantage de la possibilité des nations et corporations supra nationales de faire pression indirectement et d'affecter la vie des populations : soit par les opérations déjà évoquées, soit par de vastes piratages des réseaux de communication permettant de diffuser des messages dissidents, contestataires contre le gouvernement visé.

Ce n'est que vers 2190 que les crédits militaires augmentèrent ; mais dès lors, ostensiblement, augmentant d'avantage chaque année. On estime que dix ans plus tard, dans l'ensemble du Secteur, les dépenses allouées aux armées et aux flottes, ainsi qu'à la recherche militaire furent multipliées par  15. Ils servirent cependant plus à un renforcement des moyens militaires servant à l'entretien des Guerres Froides, qu'à de véritables opérations : c'est pourquoi ils furent fortement critiqués par les médias indépendants et par la population. Ils servirent cependant à éviter une catastrophe magistrale et l'anéantissement de tout ce que les descendants des terriens avaient mis en place pendant un siècle et demie. En effet, débuta, en 2211, la Première Waaaagh !

Le Temps des Waaaagh !

La première invasion des peaux-vertes prit tout le monde de court, car ces derniers ne s'annoncèrent pas, ni n'envoyèrent de déclaration de guerre. Or, la complexité croissante des relations interplanétaires avait rendu les procédures qui les régissaient très formalistes ; une déclaration de guerre prenait des formes bien plus tarabiscotées et nombreuses qu'auparavant. Jamais la diplomatie n'avait alors été si subtile, et ses raffinements avaient, joints à la diminution de risque réel de guerre, contribué à faire vivre les chancelleries dans un monde virtuel, coupé du réel, très bien conçu, marqué par des esprits particulièrement brillants, mais coupé des réalités parfois simples et prosaïques du coeur humain-ou même alien. La surprise que provoqua l'invasion ork peut être à juste titre qualifiée de traumatisme : plus de deux cent vaisseaux de lignes ravagèrent le Secteur et ébranlèrent les nations , transportant cinquante millions de guerriers peaux vertes qui dévastèrent une centaine de planètes avant de rencontrer des complications.

Cette dernière fut le fait des principales nations constituées ; les autres furent balayées, ou ne furent épargnées que grâce à leur petitesse, qui fait que les orks n'y envoyèrent que de faibles forces ; ainsi la RFA, qui tira grande gloire d'avoir repoussé difficilement une faible fraction des peaux vertes...et qui n'influa nullement sur le cours du conflit.

Pour le besoin de notre récit, nous nous concentrerons sur la part importante que prit le futur général Von Manteuffel, alors capitaine d'escadre hiérarque. Issu d'une vieille famille allemande, dont les origines remontent à Frédéric le Grand, et qui fut une lignée peu connue de Junkers ( officiers  aristocrates allemands, et plus exactement prussiens ), von Manteuffel était dès l'enfance promis à la carrière des armes. Passant dans sa jeunesse par une période de gauchisme et des études de xénologie ( étude des aliens, née dans les années 2170 ) , il rentra dans le corps des officiers à l'âge de trente deux ans, et avait une année de service lors de la Première Waaaagh ! Ce tout jeune capitaine d'escadre, qui dut son grade élevé, par rapport à son ancienneté, à ses brillantes études à l'Ecole des Officiers ( il sortit major de promotion ), ainsi qu'à des interventions familiales, était alors posté en Deuxième Echelon, c'est-à-dire à l'intermédiaire entre les frontières et la Capitale et mondes principaux occupant le centre de la Hiérarchie. Il eut ainsi le temps de se préparer, à partir des récits des survivants et fuyards, balayés par la Waaaagh ! à l'organisation d'une défense conséquente. Ce furent les deux semaines de la bataille d'Ultermeer, monde océanique hiérarque, colonisé par les descendants des Boers et quelques aliens, qui ressembla assez dans sa conduite à la bataille de Stalingrad. Elle fut en effet caractérisée par une fixation du front, puis par des offensives très localisées destinées à percer les lignes, tandis que des renforts parvenus de tous les coins de la Hiérarchie prenaient les orques par les deux flancs. Cette victoire, chèrement acquise, fut gâchée par des pertes importantes, la destruction du monde d'Ultermeer ( qui sera reconstruit cinquante ans plus tard ), ainsi que le repli, étonnement bien organisé pour des orks, d'une grande partie de la flotte adverse.

Cette bataille fut la plus importante de la guerre, dont elle marqua le tournant. Elle était également la première d'importance depuis les débuts de la conquête spatiale. Elle généralisa l'emploi de nombreux vaisseaux, rapides, bien protégés, équilibrés et polyvalents en face des gros cuirassés orks, imposants, massifs, lents, offensifs mais dénués de réelle protection, et même de boucliers. Une fois leur élan freiné, les orks durent rester sur la défensive, ce qu'ils sont par nature incapables de faire. Leur moral chuta peu à peu, et on estima, sur les deux semaines, que deux orks périrent pour un hiérarque. Les commandos de choc, utilisés en masse par ces derniers, par leur attitude agressive, leur mordant, leur mystique de l'offensive à outrance, prirent complètement au dépourvu les peaux vertes, qui, pour la première fois, devaient subir des attaques, et n'avaient aucune notion de guerre défensive ; d'autant plus qu'ils avaient négligé de se répartir en profondeur, et ne disposaient pas de réserves.
Or, Von Manteuffel, qui avait inventé ces commandos de choc, si il n'avait pas dirigé les opérations, fut l'officier qui se distingua le plus durant cette bataille. Promu Commandant, il devint adulé de ses troupes pour sa jeunesse et son énergie, ainsi que pour sa réelle intelligence tactique. Il devint emblématique de la résistance contre les orks, et prit une part croissante dans le refoulement de ceux-ci, jusqu'à la fin de la guerre, deux ans plus tard. Cette Waaaagh ! avait duré trois ans, et fait deux milliards de morts. Elle fut responsable de la dévastation de 120 planètes, qui eurent à peine le temps de rebâtir leur ancienne prospérité que la Seconde Waaaagh ! arrivait.  Notons par ailleurs, que, dénués de toute imagination, les orks repassèrent par la même voie d'invasion, ce qui contribua à leur deuxième défaite.

N'allons cependant pas trop vite.

Trente-deux ans séparent la fin de la première Waaagh ! et la seconde invasion. Ces trente deux ans furent un âge d'or pour la réfléxion stratégique, et marqués par une explosion de guerres de toutes intensités : de la guérilla à la guerre classique de grande ampleur, ce fut une conflagration de conflits similaire à celle qui voyait les Etats européens se déchirer à l'ère moderne, ou à l'époque des Royaumes Combattants en Chine antique. La paix n'était jamais sûre, les alliances se retournaient en permanence ; cette époque fut aussi celle des premiers mercenariats galactiques. On se livrait en toute insouciance à la résolution d'antiques rivalités par la guerre : les orks étaient censés avoir été chassés, et les tryclons ne devaient pas arriver avant plusieurs décennies.
On vit ainsi la naissance, ou la cristallisation de la puissance de la Hiérarchie, de l'Imperium, du Reich Avortium, de Cynosia, du Dai Nippon Supēsu Teikoku, de l'Empire Fiurenza...et la marginalisation de petites puissances comme la RFA, ou la vassalisation partielle de la Fédération de Britannia, du Concordat ou de la Rébublique Terran. Ces trois dernières puissances furent l'objet, comme elles le seront après la Seconde Waaaagh !, des attentions des principales forces sectorielles, qui tantôt les courtisèrent, tantôt les menacèrent, voire tentèrent de les réduirent à néant.

C'est dans ce vaste chaos que déboulèrent les orks de la Seconde Waaaagh !, plus terrible encore que la première, car totalisant plus de 1200 croiseurs, cuirassés, etc...mieux armés qu'auparavant. Comme un chien dans un jeu de quille, cette redoutable force s'empara vite de dizaines de systèmes, avant de faire face à l'opposition des premières puissances du Secteur Nedghast, citées plus haut. Ces dernières mirent leurs querelles de côté, pour certaines d'entre elles du moins, pour anéantir la menace verte, comme l'appelait HNN. Cependant, et cela retarda la victoire, qui n'arriva qu'au bout d'une lutte de huit ans ( fin de la guerre en 2254 ), l'émergence d'un commandement unifié ne se fit que très tard :  chacun combattit les orks à sa façon, et ceux qui appelaient à une fusion de toutes les forces de Nedghast ne furent pas entendus durant les six premières années du conflit.
C'est ainsi, qu'au prix d'une rude résistance, les orks arrivèrent en mi-2248 à proximité du prospère monde industriel d'Ulmito.


La Bataille d'Ulmito

 
Ulmito était alors le monde phare des Zones Intermédiaires Hiérarques. Cette planète géante, comptant 8 milliards d'habitants, était alors, et est de nouveau, un puissant monde industriel. Elle était alors gardée par celui qui était devenu, trois ans avant la Seconde Waaaagh ! Amiral, et qui, auréolé de prestige, avait bien l'intention de rééditer l'exploit et le retournement de situations qu'avait été la bataille d'Ultermeer.

Une semaine durant, les deux flottes se regardèrent en chiens de faïence, préparant minutieusement les opérations ; il résulta plus tard de l'étude des archives hiérarques, et de ce qui en tient lieu chez les orks ( des notes brouillonnes malhabilement rédigées sur des tablettes ), que les deux camps hésitaient sur l'attitude à adopter, offensive ou défensive. Les orks, ayant retenu la leçon de leur sévère échec à Ultermeer, refusaient de s'empêtrer dans une offensive prématurée, tandis que les hiérarques préféraient attendre que l'ennemi fasse le premier pas pour décider de la suite des opérations. En verité, Manteuffel misa au départ sur l'impulsivité des orks, et prépara une défense en profondeur, extrêmement bien conçue, qui n'aurait qu'à recevoir l'impact des charges vertes, avant d'opérer une contre-offensive en garnissant une aile, qui devait déborder le front ork, et opérer un retournement sur les arrières. Ce plan, très classique dans ses grandes lignes, mais minutieusement préparé, tablait sur une donnée qui fit défaut : l'extrême faiblesse du commandement adverse, et son incapacité à se remettre en question.

A la décharge du commandement hiérarque, dans sa méthode, et dans la zone envahie, le Seconde Waaaagh ! ressemblait désespérément à la première. Tant et si bien que tous les commentateurs s'attendirent à ce qu'elles soient un copié-collé l'une de l'autre, comme l'exprima un général athonite.  Dans les débuts, ce fut le cas, mais à partir du tournant que représenta Ulmito, il n'en fut rien.
Récapitulons : malgré les escarmouches régulières entre les deux camps, ils s'enlisaient dans une posture défensive et se fixèrent l'un l'autre sur un front linéaire et continu. Manteuffel décida donc de changer de tactique, et de revoir et sophistiquer son plan.

Il divisa ses forces en cinq : une force de réserve, deux ailes, et deux centrales. La première des forces centrales devait être composée de l'élite des forces hiérarques, et surprendre l'ennemi : elle était composée des mêmes commandos qui permirent la victoire d'Ultermeer. Ces derniers devaient enfoncer le front orque et le pousser à l'action : on comptait sur la réactivité des orks et leur impulsivité. On ne doutait pas qu'ils enverraient toutes leurs forces en même temps sur toute la longueur du front. La deuxième force centrale devait renforcer la première tout en lui assurant une ligne de retraite. Les ailes devaient recevoir le choc, et tenir, tout simplement. Il s'agissait de former de véritables nœuds de résistance qui fatigueraient l'ennemi, le poussant à engager toutes ses forces. Quand à la force de réserve, elle devait repérer le point le plus faibles du dispositif ennemi, s'y rendre, briser ce dernier, et entraîner ainsi une escalade morale, semant la panique chez les orks.

Point faible du plan : face à la marée adverse, les forces hiérarques étaient relativement distantes les unes des autres ; suffisamment pour ne plus pouvoir se soutenir en cas de difficulté et de débordement. Ainsi, la même erreur fut effectuée que celle de la bataille de Midway côté japonais : des forces trop éloignées les unes des autres, un plan trop compliqué, ne tenant pas assez compte d'une réaction adverse différant de celle prévue. Car certes, les orks réagirent bêtement, ou du moins très simplement, au plan hiérarque : mais pas comme on l'attendait.

Plutôt que d'attaquer sur tous points du front, les orks ciblèrent. Ils avaient divisé leurs forces en deux : une qui devait attaquer l'aile nord du dispositif hiérarque, la seconde devait, soit attaquer le centre ennemi, soit recevoir le coup, tenir, puis contre-attaquer. Ce plan très simple avait de grands défauts : il négligeait, une fois de plus, l'emploi de réserves, et se prêtait à une large manœuvre de flanc de la part de l'aile sud et de la réserve adverse.
C'est à peu près ce qui se passa. Les deux forces centrales de Manteuffel s'enfoncèrent l'une après l'autre dans la force de soutien ork, et la fixèrent. La force sud attendit le choc prévu, ne prévoyant pas que les peaux vertes, sur place, restaient sur la défensive, un mince rideau de flottilles devant couvrir le passage de la force de gravité ork au nord :  Manteuffel s'attendait à ce que les forces prélevées sur l'échelon sud renforceraient le centre ennemi.

Or, elles le firent pour les flottes massées au nord, qui débordèrent très vite leurs opposants, malgré une brave résistance de cette dernière. La réserve hiérarque n'était pas suffisante pour s'opposer seule à ce mouvement de flanc : il fallait s'unir au gros des troupes. C'est ce qu'elle fit : elle rejoignit le centre, tandis que la force sud devrait arriver sur la gauche de la masse centrale des peaux vertes. Déborder ainsi devait permettre de rompre le dispositif ennemi et de rétablir la situation. Ceci faillit arriver, mais les orks avaient retenu une autre leçon : l'importance de la défensive et de la protection. Leurs vaisseaux, munis de boucliers renforcés, encaissèrent l'arrivée des renforts de Manteuffel, tandis que la masse principale, une fois sa tâche accomplie au nord, venait encercler les flottes hiérarques. Le plan de Manteuffel se retourna donc contre lui.

Conséquences


Le Bilan de la bataille d'Ultimo fut particulièrement lourd : 25 millions de morts, quatre cent vaisseaux de ligne perdus, et environ la moitié pour les forces orks. Von Manteuffel perdit bravement la vie en tentant de percer et de favoriser la retraite de ses troupes.  Aucun hiérarque ne survécut, les orks ne comprenant pas le principe de faire des prisonniers. Cette bataille fut le symbole d'un retournement de situation qui mena à la dévastation d'une grande partie du Secteur Nedghast. Les forces de tout le secteur s'unirent, et après un an de tergiversations ponctuées de défaites, et de guérilla, un Haut-Amiral Impérial prit le commandement et sauva les forces alliées d'un désastre quasi certain.  
L'Alliance ne réussit à triompher de la Seconde Waaaagh ! qu'à partir de la huitième et dernière année du conflit. Elle se conclut d'une façon beaucoup plus violente que la précédente, puisque toutes les peaux vertes furent exterminées : on fit progressivement de moins en moins de prisonniers, puis, les six derniers mois, copiant les orks, on n'en fit plus du tout. Nul doute que c'est à un véritable génocide que se livrèrent les forces sectorielles, mais le sentiment d'un devoir de vengeance qui animait les populations et les responsables politiques et militaires était nourri par un comportement similaire chez leurs adversaires, qui, de toute évidence, souhaitaient procéder à un repeuplement du Secteur. Le peu qu'on sait indique que c'est ainsi qu'ils œuvrèrent lors de leurs précédentes conquêtes. Oeil pour oeil, dent pour dent, était la devise des Alliés, et nous ne pouvons pas porter de jugement moral, au vu des considérables dévastations effectuées par les orks : 400 mondes détruits, plus de trente milliards de morts.

La fin de la guerre, 2254, laissa espérer une forte réduction des crédits militaires en vue de la reconstruction ; et c'est ce qui se passa durant une vingtaine d'années. Le renouvellement des infrastructures des mondes ravagés permit une véritable explosion de la croissance démographique et économiques, qui dépassèrent vite le niveau d'avant-guerre. Mais cette hausse exponentielle s'arrête très vite pour conduire à une stagnation ponctuée par les crises et rivalités qui avaient précédé la Seconde Waaaagh ! , mais à une bien plus grande échelle. Toutes les puissances s'étaient affirmées et durcies durant la guerre, et les énergies belliqueuses, dirigées vers les peaux vertes, se réorientèrent bien vite. On vit alors naître une ère qui à bien des égards pouvait être considérée comme un Âge d'Or, mais qui se caractérisa par une instabilité politique comme on n'en avait jamais vu, et un renforcement du pouvoir des corporations industrielles et financières, qui n'hésitèrent pas, via les médias qu'elles contrôlaient, à se faire voir comme les véritables garants du progrès humain et économiques, appelant plus ou moins ouvertement à briser les nations et à opérer à un grand rassemblement sous contrôle de cette oligarchie.
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Hotep
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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Ven 7 Fév - 23:22

D’après la classification impériale Ter-III était une planète de classe γ, un monde civilisé situé en dehors des segmentae majoris et de toute juridiction des grands empires de Nedghast comme tous les mondes bordures. Ils formaient une sorte d’archipel hétérogène de systèmes indépendants récemment colonisés ou redécouverts souvent composés d’un unique monde habité ou d’une unique station de commerce. Bien qu’en première ligne face aux monstruosités tapissant l’espace profond, ils étaient synonymes de richesses ne demandant qu’à être exploitées dans des champs d’astéroïdes, de nouveaux systèmes à découvrir, de spacehulks, d’épaves et futures épaves à piller. Le danger était partout, les systèmes sous-contrôle étaient très éloignés les uns des autres et même là les flottes de défense quand il y en avait ne protégeaient que les abords des stations et certaines routes vers les points de saut. Ter-III étaient l’un de ces mondes isolés, une planète terrestre avec un immense et unique continent sobrement nommé Continent. Dessus une centaine de millions d’habitants en majorité regroupées dans les dix villes de la planète prospéraient de l’exploitation aussi bien minière que agricole du sol. Ast, située à l’équateur sur une presque-île à la surface presque triplée par des polders, était tout naturellement devenue le centre économique de Ter-III grâce à son ascenseur orbital, le seul de la planète. Toute la ville était organisée autour de lui, des lignes de trains magnétiques aboutissaient dans d’immenses terminaux au pied de l’ancre de l’ascenseur tandis que d’immenses huit voies rayonnaient à partir de lui drainant chaque jour les travailleurs habitant dans les tours quasi arcologies éparpillées autour de lui. Voilà ce qu’était Ast, un astroport géant, la porte de Ter-III où tout arrive et où tout s’en va et après la catastrophe elle était l’espoir d’un échappatoire à l’Enfer.

Spoiler:
 

Mathias n’avait que peu prêté attention aux tâches quotidiennes qui incombaient à l’administrateur, non pas que le travail manqué, après son réveil une myriade de problèmes plus ou moins importants l’avait écrasé, des problèmes de plus en plus nombreux à mesure que les sables recouvraient la ville et qu’ils étaient de moins en moins nombreux. Mathias avaient déjà essayer de dégager les rues, le sable corrosif avait eu raison des godets des pelleteuses et revenait toujours poussé par les vents, il en était réduit à rassembler les carcasses des véhicules de la ville pour créer de véritables murailles derrière lesquelles les dunes s’amassaient, une solution très éphémère. Il était le dernier à se réveiller encore, il ne comptait bien sûr pas Mike qui ne dormait presque jamais, tous les autres qui l’avait précédé au conseil s’étaient éteints, ensevelis dans leur tours qu’ils avaient refusé de quitter. Mathias ne comprenaient pas cette attachement qu’ils avaient pour leur blocs, après tout plus aucun humain n’y habitaient.. enfin presque, ici avec lui ils auraient pu gagner quelques mois de plus. Non ce qui le troublait était ailleurs, Mathias vérifia la position des invités. Ils avaient atterri à l’extérieur de la ville, si leur navette restait dans les sables elle en serait bientôt recouverte, ils ne devaient vraiment pas connaître cette planète. Ils avaient continué à pied vers la ville et se rapprochaient de lui, ils n’avaient pas encore atteint la digue de fer mais ils frôlaient dangereusement un camp de citoyens. Mike avait anticipé leur mouvements en envoyant une unité walker effrayer les citoyens de la zone et en dépêchant deux drones sur zone pour offrir un soutient logistique. Mathias s’attarda sur les écrans du walker, le loup rouge de Mike piaillait sur l’HUD de celui-ci qui tira en réponse avec ses deux fusils à plasma lourd. Les boules de matière surchauffées s’écrasèrent dans le sable et le vitrifièrent projetant des milliers d’éclats scintillants dans les airs. Ces explosions bruyantes suffisaient la plupart du temps à disperser les citoyens et après deux autres salves Mike rappela le walker constatant avec satisfaction que les drones confirmaient que la tactique avait porté ses fruits. Mathias allait se déconnectait quand le walker fut touché par une explosion, l’intelligence restreinte du véhicule eu du mal à maintenir l’équilibre du véhicule et celui-ci tituba sur plusieurs mètres avant de reprendre ses appuies sur le sables. Une rocket l’avait touché près de l’articulation de la hanche, le blindage avait pris une grande partie des dégâts mais du liquide de lubrification s’en écoulait, l’engin avait encore une heure avant que ça jambe soit paralysée, juste assez pour trouver et neutraliser le tireur. Le walker se retourna et avança vers sa position précédente, ses senseurs scannaient fébrilement l’espace devant lui à la recherche du moindre signe vital mais le paysage était aussi vide et silencieux qu’a l’accoutumé. Il prit l’embranchement à droite, l’attaque ne pouvait venir que de là, il avançait avec prudence pendant que les senseurs de ses canons scrutaient les bâtiments autour de lui, rien. Un nouveau tir le frappa à la encore la hanche, cette fois ci l’articulation était sérieusement endommagée mais il fut en mesure d’estimer la position du tireur.  Il tira une salve de plasma vers l’endroit d’où venaient les rockets, un ancien dépôt illuminé par les flammes vertes qui se propageaient. La cible était éliminée mais le walker était immobilisé, son groupe locomoteur gauche était définitivement hors service, il n’avait plus qu’à attendre les unités de récupération. C’est alors qu’ils sortirent du sables..

Cette ville était immense, immense et à mille lieux de tout ce que j’avais pu imaginer. A vrai dire je n’avais rien à quoi la comparer, aucun des îlots n’avaient de tours aussi grandes au mieux faisaient elles 20 mètres, là je n’en voyais même pas le bout. Pour la premier fois depuis le début de mon voyage je me sentais plein au point que mon enveloppe charnelle ne pouvait plus me contenir, j’arrivais enfin au bout de ma quête, Mathias était là quelque part. Je me souviens plus vraiment de lui, une odeur de chocolat chaud mêlée à d’autres plus complexes de blé, de pêche, de chair figée et de métal, des vêtements doux par rapport à mes frustres, une ombre dans l’entrée au regard lumineux. J’étais trop petit et pourtant quand j’ai trouvé ce message.. Une énorme explosion retentit. Depuis tout à l’heure de petites déflagrations résonnaient dans les rues, je m’étais abrité dans le hall d’un vieux bâtiment rongé par l’acide en pensant qu’il s’agissait des éclairs ioniques annonçant une tempête mais cette explosion plus longue et moins sourde n’avait rien de naturelle. Un énorme nuage de poussière s’élevait à une centaine de mètres à l’est derrière un bâtiment , il retomba mollement sur la rue la plongeant dans un brouillard de sables toxiques. Des hurlements l’accompagnaient, des cris et des hurlements qui ne présageaient rien de bon et civilisé. Il faut que je parte. Immédiatement j’abaissai mes lunettes d’aviateur et je couvris mon nez de mon foulard, hors de question de subir un nouveau décrassage. J’avais déposé mon paquetage à l’intérieur pour reposer mon dos, j’étais en train de le charger quand des coups de feu claquèrent à l’extérieur.

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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Sam 8 Fév - 14:22

Dans Tilaras, Continent

Leur couvert n'était vraiment pas bien placé. S'ils ne bougeaient pas bientôt, Le Madré et Waldman allaient finir hachés menus... Roderick arrosa à droite et à gauche avant de s'adresser à son compagnon d'infortune :

'Faut qu'on bouge de là ou on va se faire hazmater!

Il se risqua à jeter un œil par dessus le rebord en béton qui les abritaient, mais se remis bien vite à couvert, manquant de se faire arracher le haut du crâne par une rafale. Il se tourna vers Madré avant de lui dire :

Bon, j'ai repéré un couvert, trente mètres à gauche. L'entrée d'un immeuble. Ça offre un angle de tir parfait et je suis a peut-près sûr que le bâtiment communique avec d'autres immeubles. C'est notre porte de sortie, en gros. Je vais essayer d'y aller. Je compte sur vous pour me couvrir le cul quand je vais sauter par dessus le rebord....

Roderick pris cependant le temps d'une chose. Il remis sont LMG dans son holster dorsal, puis s’empara de se seconde arme, beaucoup plus imposante et qu'il aurait certainement eu beaucoup de mal à manier sans son exo-armure : un Bolter LMG modifié, arme qu'il avait récupéré on ne savait où... Ce genre d'arme n'était accessible au commun que par le marché noir, et encore. En posséder une pouvait attirer des attentions plutôt indésirables, du moins au sein de l'Impérium.
Tout en chargeant son arme, Roderick s'adressa à Madré :

"Bon, tenez vous prêt. Dès que je saute par dessus ce truc, allez-y.... Maintenant!"

Et Roderick se jetta de l'autre côté de la plaque de béton. Les tirs fusèrent, et l'homme fut heureux de voir que ceux de son compagnon lui passaient devant pour aller se perdre vers la position supposée des ennemis. Lui même, pendant sa course, lâcha quelques salves, qui firent cependant taire pas mal des sources de tirs : les munitions explosives du bolter avaient un effet assez dévastateur tant physique que psychologique. Cela lui permit d'arriver sans encombre devant l'entrée du bâtiment, où il se jeta d'un bond, avant de contacter le Madré par radio :

Allô Madré, OK pour moi. Attendez mon signal, je vais vous couvrir pour que v.... Que? J'ai du mouvement sur mon scan, ne bougez pas. Terminé.

Un point était apparu sur son scanner auspex de proximité. C'était donc quelque chose de vivant et cela se trouvait.... Juste dérrière le mur en face de lui. Cible facile. Mais quelque chose poussa Roderick a effectuer une recherche avant de détruire la cible. L'encadrement de porte se trouvait à deux mètres seulement devant lui. Il s'avança avec circonspection; la cible ne faisait toujours pas de mouvement. Il attendit un instant devant l'ouverture, puis entra d'un seul coup, menaçant la cible de son Bolter et faisant tonner ses hauts-parleurs externes :

"A TERRE, MAINS SUR LA TÊTE! Bouge pas, enculé, ou je te fait exploser la gueule!"

L'autre fut on ne peut plus surpris et se tétanisa de peur en se jetant au sol. Roderick lui mit un genoux entre les omoplates afin de le maîtriser et de le fouiller. Le Cynos n'avait pas d'arme si ce n'était un couteau, rien de bien dangereux face à son armure. Il contacta à nouveau le Madré :

Bon, j'ai eu la cible. C'est un civil Cynos à ce qu'il me semble. Je vais revenir vers l'entrée pour vous fournir un tir de suppression.

Il relâcha un peu son étreinte du Cynos, avant de lui parler :

"Bon, apparemment vous êtes pas avec les enculés qui nous tirent dessus. Je vais vous relâcher, mais ne tentez rien de stupide, et ne bougez pas de là. Ça canarde sec, dehors."

L'homme se releva un peu plus, mais le Cynos ne semblait pas vouloir bouger. Aussi le relâchât-il totalement avant de s'en aller à reculons vers la sortie. Il balayât les alentours de son fusil avant d’appeler le Madré :

Bon, j'y suis. Tenez-vous prêt.... Tir de suppression!

Roderick arrosa les positions ennemis supposées de tirs de Bolter, permettant ainsi au Madré de se dégager de son couvert...

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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Mar 25 Fév - 23:31

Pyrrhus, Boulevard de la Victoire

Avec un sacrifice héroïque des quelques appareils de supériorité aériennes restants dans l'immédiate zone d'opération, le train transportant les forces hiérarques et athonites put transiter sans encombre dans un centre-ville pour le moins dérangé. La position élevé de leur véhicule leur permit d'observer dans sa totalité la scène, et de constater que si la tribune présidentielle était lourdement accrochée, la majeure partie des forces mercenaires tentaient tant bien que mal de contenir des colonnes de blindés, d'armures d'assaut et de méchas pour la plupart hiérarques. Celles-ci étaient plus "bloquées" que réellement en danger, devant leur situation relativement épineuse à un manque de coordination et à un net problème de civils encore présents dans la zone -Pour qui les mercenaires, eux, ne faisaient grand cas-. Ils purent aussi observer le Centre Petraeus, et sa forme caractéristique, alors que sautaient en marche depuis des aéronefs un groupe important de troupes de chocs hiérarques, sous un tir antiaérien particulièrement virulent.

Leur accueil à la station de la place fut relativement mouvementé, puisque des renégats les attendaient déjà sur les quais. Il leur fallut au bas mot 4 minutes pour parcourir les 70 mètres qui séparaient la station du lieu de la rencontre, avec l'intense accrochage. Une éternité.

Heureusement, le temps gagné par les impériaux et les athonites, alors même que les forces de sécurité hiérarques étaient en majorité décimées, permit aux renforts de venir renforcer une place que semblait déjà évacuer les insurgés : le ciel redevenait bondé, mais les explosions provenaient cette fois du sol, alors que les vaisseaux de renforts réduisaient au silence les batteries terrestres et que les chasseurs nettoyaient les cieux. Du ciel, on voyait descendre en flèche les capsules de renforts, et avec elles, les "Quick Reaction Forces" des flottes de la couronne intérieure de la Hiérarchie.

La scène avait duré moins d'une heure, mais le destin de l'Univers semblait en avoir été tout entier affecté, alors que les dignitaires survivants -tous, même le Primarque, toutefois grièvement blessé- allaient avoir à faire...

[HRP : Bon, je débloque la situation, parce que j'avais plus d'idée, et que ça commençait à tourner au WTF. Problem? ]

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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Mar 18 Mar - 15:09

HRP : Désolé, j'ai mis le temps, pas la forme en ce moment.


En RFA


Bien que la résistance aménagée par les tiers-illyriens ait donné gravement du fil à retordre à l'invasion mercenaire, tout portait à croire que cette fois-ci, ceux-ci resteraient sur place, et pour longtemps. Deux semaines s'étaient écoulées depuis l'attaque surprise opérée par l'armada hétéroclite, sans que d'autres secours n'arrivent qu'une petite force de dix cuirassés vite anéantis.
En effet, de la même manière qu'on ne l'expliquait toujours pas, au Bureau, comment une force si imposante avait pu passer les mailles du filet athonite, ce qui ne manquerait pas de faire jaser sur la crédibilité de ce dernier, des renforts s'écoulaient régulièrement et inexplicablement vers Illyria III, dont le système était devenu le point névralgique de ce qui ne manquerait pas de devenir un effort plus soutenu, sans doute, vers le coeur de la RFA.

Des désaccords multiples avaient en effet fait manquer le coche aux Quatrième et Cinquième Flottes Athonites, quand à la possibilité d'une attaque surprise contre Illyria III. Où se placer, sur quel point du système sortir, opérer avec une furtivité absolue ou préférer la vitesse, etc...ces débats techniques, entremêlés avec les informations parfois contradictoires, voire paniquées, qui émanaient du Bureau, n'étaient pas faits pour arranger quoi que ce soit. Néanmoins, l'on s'était mis d'accord sur un point de rendez-vous, et l'imposante armada athonite avait déjà repoussé avec succès quelques intrusions mercenaires, sans grande gravité.
Quand à la Sixième et la Septième Flotte, qui devaient franchir la totalité du territoire, avant de rejoindre leurs homologues, elles avaient du opérer plusieurs escales dues à des problèmes techniques et à des multiples prélèvements destinés à les renforcer.
Plusieurs options s'étaient présentées aux chefs athonites : d'une part scinder les quatre flottes en deux groupes destinés à prendre la flotte mercenaire en tenaille ; ou bien, tenant compte des risques techniques, de non-simultanéité des deux attaques, les regrouper en un seul bloc qui attaquerait sur un point précis, serait sûr de garantir un soutien mutuel entre les différentes flottes, et jouerait le rôle du marteau contre l'enclume que représenterait Illyria III et la tenace résistance qui s'y jouait. On avait privilégié cette dernière option, jugée simpliste mais aussi plus sûre, de crainte de faire une Manteffeulerie. En effet, d'après les derniers rapports, la supériorité était au rendez-vous : environ 450 cuirassés, porte-aéronefs, croiseurs et destroyers en tous genre, mais de qualité certaine, et dotés d'une organisation et d'une discipline stricte contre près de 500 vaisseaux du côté des mercenaires, mais inégalement répartis à travers tout le système pour le maintenir sous contrôle, et dont une partie avait eu à souffrir de la résistance organisée par les tiers-illyriens, qui se lançaient dans de véritables opérations suicides pour causer le maximum de dégâts, sûrs de l'arrivée imminente des renforts.

C'est ainsi, que, deux semaines après l'attaque surprise, les quatre flottes athonites regroupées sautèrent ensemble en direction d'Illyria III.


Pyrrhus, Boulevard de la Victoire

L'affaire avait été brève, mais intense, ainsi que le capitaine Stoupaïev et les siens pouvaient en juger en arrivant sur le Boulevard de la Victoire, dévasté, fumeux et couvert de cadavres. Les forces des SFA, tout en regroupant cadavres et blessés pour l'évacuation, s'occupaient avec leurs homologues de récupérer ceux de leurs adversaires qui étaient encore en vie, pour les remettre à la justice hiérarque, et, accessoirement, les soumettre aux interrogatoires qui s'imposaient. Crachant par terre de dépit et de dégoût, le Capitaine balayait du regard l'ensemble de la scène, qui ne manquait pas de majesté avec son côté apocalyptique.

-Chié, si seulement on avait été là tout de suite, que de morts évitées ! Dit-il dans un accès de lyrisme, comme cela lui arrivait parfois. Sa slavité le conduisait parfois à des épanchements un peu cliché. Par ailleurs, il en était conscient, et tâchait de se surveiller.
Se rendant avec ses hommes sur le balcon, il salua les dignitaires présents sur place, et se fit expliquer la situation, la présence de l'Imperium, avant de se voir adjoint à nouveau à la surveillance rapprochée du Patriarche et du Président.

Le premier, après s'être illustré un moment en exécutant une  dizaine de mercenaires, s'était fait un lumbago, et, assis contre un mur, se faisait masser par une infirmière tandis que Kusmane s'entretenait toujours avec le Primarque et l'Inquisiteur Torquemada.


-Excellence, dit-il à ce dernier, vous n'avez pas peu contribué à nous sortir de ce pétrin, et je ne l'oublierai pas. Autant que la Hiérarchie, la République vous est redevable. J'ose espérer que les choses n'en resteront pas là et que nous pourrons aller plus loin dans la collaboration entre nos deux nations, comme je l'ai déjà proposé à votre gouvernement ?  

Cette dernière sentence avait un côté très formaliste, voire protocolaire, qui l'aurait gêné en temps normal, mais la situation, et le choc qui lui vrillait encore les tempes lui faisait s'en satisfaire.


-Par ailleurs, dit-il, en se retournant vers le Primarque, qui, bien que sérieusement blessé, semblait tenir le coup, lorsque vous serez remis, je crains qu'il ne faille parler à nouveau de sujets que nous avons évoqué tout à l'heure. Je viens de recevoir des informations inquiétantes concernant Illyria III qui laissent penser que ce que nous venons de vivre s'inscrivait dans un plan sur une échelle bien plus large...

Dans Tilaras, Continent

"Je compte sur vous pour me couvrir le cul quand je vais sauter par dessus le rebord...."
-Non mais, vous me prenez pour une bleusaille ou quoi Waldman ? Lâcha Willos, un brin vexé. Ce n'est pas parce que je suis chasseur de primes que je ne sais bosser qu'en solo ! Allez, comptez sur moi, on va se les faire, ces enflures.

Sitôt dit, l'autre exhibait son monstre. "Mazette", se dit Madré, tout en se gardant bien d'accorder plus qu'une demi-seconde d'attention au bijou, "voilà longtemps que je n'avais pas vu de beauté pareille. Je croyais qu'il n'y avait que leurs Marines, à l'Imperium, qui avaient droit à ce genre de trucs ?"

Il n'eut pas le temps de poursuivre ses réflexions, l'action l'appelait. Dès que Waldman sautât par dessus le parapet, il mitrailla avec assez de bonheur toutes les sources de tir adverses proches qu'il avait repérées. Avec assez d'anxiété, il ne pouvait s'empêcher, en tirant, de penser à sa proie qui était la victime de n'importe quelle maladresse de son droïde second, de n'importe quels assaut, avarie, vol...la conquête de mois de traque menaçant de disparaître, et cette menace suspendue comme un épée de Damoclès au-dessus du Madré n'aidait pas à la concentration quand on se faisait canarder...

Pendant que Waldman trouait de lasers les embusqués obscurs qui les avaient sournoisement alpagués, Madré, d'une façon un peu ridicule, du fait de sa blessure à la jambe, fit de son mieux pour rejoindre l'immeuble où se tenaient Roderick et le mystérieux civil qu'il avait récupéré. Une fois avoir failli s'étaler lamentablement sur le sol, Willos s'adossa sur un mur, examinant ses plaies, sans se soucier dans un premier temps du civil Cynos qui n'en menait apparemment pas large.
Avec des gestes rageurs, il déchira des dents les compresses à effet rapide qu'ils s'appliqua sur ses blessures, au genou et à l'épaule, qui saignaient abondamment.


-Ces salauds tirent bien, et ils sont nombreux. Purée, je ne m'étais pas autant défoulé depuis des semaines, ça m'a bien dérouillé...vous vous défendez bien, Waldman, ça fait plaisir, lâcha-t-il.
Puis ses yeux, rendus perçants par la douleur, la fatigue et le stress, s'attardèrent sur le Cynos.


-Qui c'est, lui ? D'où il sort, sans armes, comment est-il atterri ici ? Est-ce qu'on peut dialoguer avec ce truc au moins ?

En effet, si, dans ses pérégrinations, il avait eu le loisir de côtoyer toutes sortes d'aliens, et même de cyborg, c'était la première fois qu'il tombait sur un Cynos. Bien qu'il le dissimulât, l'être en question ne faisait rien pour diminuer son agitation. Sa présence, sur un lieu d'embuscade, était louche.
Grimaçant, le Madré se releva lentement en s'appuyant sur son fusil. Il s'adressa au Cynos.


-Tu m'as pigé ou pas ? Qu'est-ce que tu fais ici ? Tu vis là ou tu es un voyageur ? Comment tu expliques que deux pauvres clampins comme nous puissions nous faire attaquer à l'orée d'une ville sans raison ? Et d'ailleurs, qu'est-ce qui s'est passé ici ?

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Hotep
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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Mar 8 Juil - 23:14

Ast, Continent, Ter-III

Je me suis toujours demandé comment finirait mon voyage, comment j’allais retrouver Mathias, est-ce qu’il allait me reconnaître au moins. Parce que j’ai vraiment changé depuis mes 5 ans : je ne suis plus chétif, j’ai dépassé mes parents, je ne me laisse plus marcher dessus quoique ce dernier point ne serait plus vrai dans deux minutes. Une seul chose n’a pas changé, le regard que me porte les autres comme à tous les humains un peu trop mutés par cette terre qui ne veut plus d’eux. J’avais peur que Mathias me regarde de la sorte, dans mes souvenirs je ne vois jamais son visage, juste cette odeur. En parlant d’odeur j’aurais dû remarquer celle de poudre fraîchement brûlée plus tôt, j’en reviens pas de m’être fait avoir aussi facilement. À peine je m’en rends compte qu’une immense explosion retentit.. ou un beuglement je sais pas à partir de ce moment là je n’entendais plus qu’un sifflement strident. Deux secondes plus tard une botte d’une demi tonne me frappe dans le dos avant de me clouer au sol face contre terre, je n’arrive même plus à respirer avec ce poids qui comprime ma cage thoracique. Quand j’essaie de bouger je le sens littéralement m’enfoncer dans le sol.. ou alors il essaie de me faire éclater comme un fruits trop mûr, au choix. Bref quand il a retiré son pied je me suis péniblement retourné pour le voir. Il a baissé son arme, il m’a fixé, je l’ai regardé, les yeux dans le casque et il est repartit vers l’entrée balancer quelques volés de balles, enfin j’en ai l’impression vu que son arme émet des petites gerbes de feu. Il y a des jours il faut pas chercher à comprendre. Je finis rapidement de faire mon sac et je l'harnache dans mon dos, pas la peine de traîner plus longtemps ici l'autre pourrait changer d'avis et appeler ses amis pour une petite partie d'anthropomancie. Bingo ils sont deux maintenant. L'autre, un humain apparemment, me regarde appuyer sur son fusil et parle, il me parle même je crois et je n'entends toujours rien d'autre que ce sifflement.. Je vais essayer de communiquer avec lui :

« - JE N'ENTENDS ABSOLUEMENT RIEN DE CE QUE VOUS DITES JE CROIS QUE VOTRE.. AMI M'A GRILLÉ LES TYMPANTS. VOUS AVEZ PAS L'AIR D'ICI EN TOUT CAS, DE QUELLE CITÉ VOUS VENEZ ?.. AH OUI C'EST VRAI QUE JE N'ENTENDS PLUS RIEN. EN TOUT CAS DU NEUF COMME ÇA ON EN TROUVE NULLE PART ET JE SAIS CE QUE JE DIS J'AI DÛ ARPENTER LA MOITIE DES VILLES DU CONTINENT. VOUS AVEZ TROUVÉ ÇA OÙ.. OUI LA SURDITÉ C'EST VRAI.

Bon cette première entrée en matière n'était pas des plus réussie, je fais une pause le temps de mettre mes prochains mots en ordre et je reprends calmement :

- BON ÉCOUTEZ, JE N'AI PRESQUE PAS DE NOURRITURE, ENCORE MOINS DES MÉDICAMENTS ET VU LE MATOS QUE VOUS AVEZ CE N'EST PAS MON BRIC À BRAC QUI PEUT VOUS INTÉRESSER. DONC ON VA DIRE QUE VOUS POUVEZ ME LAISSER PARTIR JE CHERCHERAI PAS À VOUS FAIRE DU MAL, SURtout que c'est plutôt l'inverse qui pourrait arriver.. »

Ah une bonne nouvelle déjà, mon ouïe revient...

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MessageSujet: Re: Les légendes de Nedghast   Ven 22 Aoû - 12:11

Le Cynos avait apparemment mal supporté le bruit causé par les hauts-parleurs de Roderick. Il s'était identifié comme un natif d'ici, et d'après lui, toutes les villes de cette planète ressemblait de prêt ou de loin à celle-ci.
Roderick considéra un moment le Cynos, avant de désactiver sa visière de protection, qui se souleva, laissant apparaitre son visage. Il regarda quelques instants en direction de Madré, avant de s'adresser au Cynos :

"En effet, nous ne sommes pas d'ici. Ni d'où que ce soit sur cette planète pourrie. Nous sommes des hors-mondes, et on compte bien repartir d'où l'on est venus aussi vite qu'on est arrivés. Mais pour ça, on aurait bien besoin d'un guide... vu le bordel qui nous a accueilli. "

Il tendit la main au Cynos dans un geste amical pour le relever, et continua :

"Je m'appelle Roderick. Désolé pour la surprise un peu violente de tout à l'heure, mais en plein combat on ne peut pas se permettre de faire dans la dentelle. Tu es natif d'ici, dis-tu?"

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